Brabant Wavre Ils dénoncent des mesures prises à leur encontre par le gouvernement de Charles Michel.

Ni le froid, ni l’interdiction ne les stoppèrent dans leur élan. Hier, sur le coup de 10 h 30, presque 150 policiers venus des quatre coins du pays se sont rassemblés devant la gare de Wavre. Un rendez-vous symbolique puisqu’il s’agit de la ville du Premier ministre Charles Michel.

Malgré un arrêté de police interdisant le rassemblement, les policiers ont tout de même marché quelques minutes sans encombrer la circulation vers les marches de l’hôtel de ville, place Henri Berger. Cette action s’inscrivait dans le cadre du "Police Unifying Mouvement". "Ce n’est pas une manifestation, insiste d’emblée Manu Vervier, inspecteur principal à la police judiciaire de Liège et l’un des deux initiateurs du mouvement. Notre objectif était de rencontrer la bourgmestre et lui transmettre une lettre à lintention du Premier ministre Charles Michel."

Et pourquoi venir à Wavre ? "À la base, cette manifestation était prévue par les syndicats. Puis interdite par la bourgmestre. Ces derniers se sont alors rétractés. Or, si l’on recule à chaque fois dès qu’on nous interdit de nous rassembler, alors les choses n’avanceront jamais. C’était une demande du groupe de se retrouver ici", poursuit-il.

Les policiers présents dénoncent essentiellement "un ras-le-bol" de tous les policiers car le gouvernement de Charles Michel toucherait à leur régime de santé et de pension ainsi qu’aux mesures disciplinaires. "Notre statut est détricoté depuis la grande réforme des polices en 2001. Depuis, on a repoussé l’âge de la pension de plusieurs années. Ils essayent aussi de toucher au statut médical et disciplinaire. Bref, voilà les raisons principales qui sont inscrites noir sur blanc dans cette lettre."

De leur côté, les autorités wavriennes ont accusé réception de cette lettre, sans rencontrer les policiers de visu.