Deux jours dédiés aux éoliennes

C’était en juin 2004. A l’ombre de l’éolienne de la PBE (la toute première à Perwez), une autre, nettement plus petite était inaugurée. Son nom ? Typhoon Master en référence à son utilisation future potentielle dans des régions où la probabilité de voir arriver ce genre de phénomène météorologique empêche de construire des éoliennes traditionnelles.

Geoffroy Herens

C’était en juin 2004. A l’ombre de l’éolienne de la PBE (la toute première à Perwez), une autre, nettement plus petite était inaugurée. Son nom ? Typhoon Master en référence à son utilisation future potentielle dans des régions où la probabilité de voir arriver ce genre de phénomène météorologique empêche de construire des éoliennes traditionnelles. D’où l’originalité, ici, d’avoir un mât repliable en deux temps trois mouvements, en cas de besoin.

Théoriquement en test pour un voire deux ans, l’engin est toujours là aujourd’hui. Et pour cause : il est toujours utilisé pour procéder à des essais divers par la société TML. "Ce prototype est constamment amélioré, explique Claude Morel, l’ingénieur responsable. Nous avons notamment ajouté un système de sécurité au cas où certains accidents se produiraient, nous avons modifié des programmes mais également la table de contrôle. In fine, l’objectif est de se couper du réseau et de fonctionner en "stand alone" afin de voir les difficultés supplémentaires que cela supposerait." Car l’intérêt serait d’obtenir un moulin à vent pouvant être implanté dans des zones coupées de la civilisation, sur une île, en rase campagne, etc.

En attendant, c’est à Perwez, à côté du parc à conteneurs, que tout se passe. Et à plus forte raison ces samedi et dimanche puisque, dans le cadre des Journées du Vent, Claude Morel sera en permanence sur place pour donner au commun des mortels tous les renseignements qu’il demandera.

"Le principe de ce week-end, c’est de démystifier et d’informer, résume Nathalie Gilly, de l’APERE (association de promotion des énergies renouvelables, qui organise l’événement). A Perwez comme à Marbais et dans d’autres sites de Wallonie, l’idée est de permettre aux gens de se réapproprier cette source d’énergie sur laquelle on entend souvent tout et n’importe quoi."