Quatorze logements et une crèche

En novembre 2009, commerçants, habitants et associations s’étaient mobilisés pour préserver l’ancienne maison communale (et école) de Genval, que le collège communal voulait transformer en logements publics.

Quatorze logements et une crèche
©D.R.
Laurence Dumonceau

En novembre 2009, commerçants, habitants et associations s’étaient mobilisés pour préserver l’ancienne maison communale (et école) de Genval, que le collège communal voulait transformer en logements publics.

Le site de 25 ares, situé à l’avenue des Déportés et classé parmi les sites à réaménager, bénéficiait de subsides régionaux pour sa destruction, au grand dam du cercle d’histoire, notamment, qui souhaitait conserver le bâtiment représentatif d’une "partie de l’âme de Genval". Une pétition avait alors rassemblé plus de 640 signatures pour sauvegarder cet édifice emblématique de Genval. Le problème, c’est que le bâtiment avait été déclaré insalubre et non améliorable.

Lors du dernier conseil communal, les élus devaient se prononcer sur quatre options présentant des différences de coûts, de gabarits, de stabilité et d’isolation : la conservation de la façade dans son état actuel et la destruction de tout le reste du bâtiment; la conservation de la façade et des quatre autres murs; la destruction de complète du bâtiment et la reconstruction d’un autre; et la démolition de la façade et la reconstruction d’un nouveau bâtiment comptant des éléments du passé.

C’est finalement cette option que le conseil communal a choisie à l’unanimité. Les éléments de pierre bleue entourant les portes et fenêtres seront conservés et intégrés dans la nouvelle façade, qui ne sera pas identique à l’ancienne, mais sera chargée de la rappeler. C’est l’atelier d’architectes Bodart de Genval qui sera chargé de travailler sur les futures esquisses. Tandis que la société de logements publics Notre Maison gérera le chantier.

Lors du dernier conseil communal, Michel Wautot (Proximité) présent au sein de l’asbl Hommes et Patrimoine s’est réjoui : "En un an, grâce à des associations, dont Hommes et Patrimoine, on est passé d’un projet de démolition à la préservation des éléments de façade. Cette solution à l’amiable n’est pas parfaite, mais il faut tout de même souligner que nous sommes parvenus à un compromis."