27 millions pour le Lion

Le gouvernement wallon a avalisé ce jeudi la note cadre concernant la réhabilitation du site de la bataille de Waterloo. Cette entreprise de réhabilitation s’articule autour de plusieurs axes distincts, tels que la démolition et la construction de nouveaux bâtiments comme un Mémorial semi-enterré avec une scénographie de Franco Dragone, l’animation du site ainsi que la concession de sa gestion à un partenaire privé.

27 millions pour le Lion
©photonews
So. De.

Le gouvernement wallon a avalisé ce jeudi la note cadre concernant la réhabilitation du site de la bataille de Waterloo. Cette entreprise de réhabilitation s’articule autour de plusieurs axes distincts, tels que la démolition et la construction de nouveaux bâtiments comme un Mémorial semi-enterré avec une scénographie de Franco Dragone, l’animation du site ainsi que la concession de sa gestion à un partenaire privé. Pour ce faire, des moyens sont nécessaires en vue de réaliser l’ensemble de ces travaux. Aujourd’hui, le ministre wallon du Tourisme Paul Furlan (PS) encadre ces travaux et précise le financement, via une note cadre qui sera le cadre légal et ce jusqu’en 2015 inclus, date du bicentenaire de la bataille. Il s’agit "d’un financement alternatif via le Centre régional d’aide aux communes (Crac). Le montant total est de 27 933 773 € et celui-ci sera octroyé à l’Intercommunale Bataille de Waterloo 1815 en vue de procéder aux travaux de réhabilitation du site de la Bataille de Waterloo."

A Waterloo, on estime que c’est une bonne nouvelle. "On avance d’un grand pas, estime Yves Vander Cruysen, échevin du tourisme à Waterloo, et directeur de l’ASBL Waterloo 1815. Jusqu’ici, on n’avait pas de technique financière. Ici, il y a un financement du projet. On a une décision gouvernementale qui permet d’octroyer les marchés publics, car les appels d’offre avaient été réalisés. Les offres introduites par les entreprises étaient valables jusqu’au 30 septembre 2010. Si les marchés n’avaient pas été attribués, il aurait fallu tout recommencer. Cette décision permet le financement des opérations. Le gouvernement a débloqué les fonds." Le système permet ainsi de financer la construction du Mémorial. Le gros œuvre peut en effet bénéficier de financement alternatif. A la somme de 27 millions d’euros par financement alternatif, s’ajouteront des subventions classiques, par exemple pour les voiries. Le commissariat général au tourisme prendra lui aussi en charge financièrement une partie du projet.

A l’automne 2009, alors que le ministre Paul Furlan expliquait qu’il n n’y avait pas suffisamment d’argent pour financer le projet, certains craignaient que celui-ci voie sa voilure réduite. Concernant le projet lui-même, il n’y aurait pas de réduction à l’ordre du jour. "On ne touche plus à rien du tout, dit Yves Vander Cruysen. C’est le projet tel quel, tel que développé par les architectes, tel qu’approuvé par le comité scientifique." Ce sera l’Intercommunale qui sera le maître d’œuvre et non le CGT, car l’Intercommunale a elle accès à l’aide du Crac, explique Yves Vander Cruysen, qui rappelle que la formule "Crac" permet de "débudgétiser", et en quelque sorte de ne pas puiser dans le budget ordinaire, même s’il s’agit toujours de fonds publics. Le Crac sera chargé de trouver le taux le plus bas pour un emprunt aux banques.

Pour Paul Furlan, avec cette note-cadre, concrètement, "le gouvernement met aujourd’hui en œuvre la décision prise par celui-ci en octobre 2009, à savoir l’engagement de la Région dans le projet d’investissement sur le site du Lion de Waterloo. Le gouvernement wallon a décidé d’en faire un site majeur. Il accueille approximativement 300 000 visiteurs par an. Depuis le début des années 2000, il est néanmoins apparu nécessaire de procéder à une vaste entreprise de réhabilitation du site afin de remettre celui-ci en valeur, de renforcer son attractivité." Objectif : en faire une attraction touristique capable d’attirer 500000 visiteurs chaque année en provenance de Belgique et de l’étranger. Le projet en lui-même et sa mise en œuvre seront détaillés au mois de septembre.