Une ouverture sur le monde

Sensibiliser les jeunes de 5 à 9 ans à l’interculturalité, les ouvrir au monde pour lutter contre les stéréotypes et les idées reçues, c’est l’objectif de l’opération menée par l’ONG néolouvaniste Geomoun au sein de trois écoles du Brabant wallon (l’école du Biéreau à LLN, du Berlaymont à Waterloo, et l’école communale de Sart) ainsi que de l’Institut Saint-Ursule de Namur.

Yannick Natelhoff
Une ouverture sur le monde

Sensibiliser les jeunes de 5 à 9 ans à l’interculturalité, les ouvrir au monde pour lutter contre les stéréotypes et les idées reçues, c’est l’objectif de l’opération menée par l’ONG néolouvaniste Geomoun au sein de trois écoles du Brabant wallon (l’école du Biéreau à LLN, du Berlaymont à Waterloo, et l’école communale de Sart) ainsi que de l’Institut Saint-Ursule de Namur.

"Nous nous sommes rendu compte que, si pas mal d’organismes avaient des projets de sensibilisation à l’interculturalité à destination des ados, il n’y avait presque rien de fait pour les plus petits, confie Sibille Demiddeleer, coordinatrice du projet "Voyage de Mamémo". Or, à cet âge, ils ont soif et envie de découvrir le monde qui les entoure".

Mamémo, c’est cette poupée représentant un petit garçon de 5-6 ans qui sera envoyée, à partir du 4 octobre, dans quatre écoles d’Equateur, du Rwanda, d’Haïti et d’Asie. "L’originalité du concept est de partir à la rencontre des autres cultures en suivant le voyage autour du monde de Mamémo, poursuit Sibille Demiddeleer. Principalement grâce au vecteur artistique. Il faut de la p oésie et de la douceur pour que les enfants apprennent tout en s’amusant".

Car le périple de Mamémo sera surtout l’occasion d’aborder la vie quotidienne des enfants des pays visités par la poupée, via des activités ludiques et créatives telles que le théâtre, la chanson, le dessin ou la peinture.

Concrètement, les enfants des écoles où se rendra Mamémo enverront leur propre poupée, accompagnée de dessins, photos, films ou lettres permettant de raconter leur vie quotidienne et de comparer leur culture. "L’objectif final, c’est de créer des outils pédagogiques pour parler des autres aux enfants", explique Cécile Nuyt, administratrice déléguée de Geomoun.

Un dessein qui a séduit les directeurs d’école participant à l’opération. "Cela renforcera notre manière de traiter la culture des autres pays, explique Stéphane Vreux, le directeur de l’école du Biéreau. C’est aussi un moyen différent pour aborder la géographie, l’expression orale, les mathématiques (via le décalage horaire) ou l’histoire".

Les responsables de l’opération espèrent aussi que cela permettra de lutter, dans le futur, contre l’intolérance, voire la xénophobie. "Ce projet, c’est semer une graine en espérant qu’elle se déploie. On n’est ennemi que de ce qu’on ne connaît pas. Plus tôt, on part à la découverte des autres, plus on évite les préjugés."

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