"Nous essayons d’éviter les zones où il y a eu des plaintes"

La base aérienne de Beauvechain n’accueille pas que les avions Marchetti utilisés par les élèves-pilotes. La base abrite au total quelque 1500 personnes et 9 unités. Ainsi qu' une flotte de 27 hélicoptères présents depuis le début de l’automne et venus de Bierset. Il s’agit donc de régler le ballet des différents engins. "La première phase du déménagement au premier Wing de Beauvechain a eu lieu en septembre-octobre. On est dans la deuxième phase de consolidation de la situation et de l’amélioration des procédures (trajets), explique le colonel Robert Brecx, commandant de la base. Sur la base, on a les avions Marchetti, pour les formations, et les hélicoptères qui ont une capacité opérationnelle. Il faut donc scinder le trafic. La solution, c’est que, sur la base, les A 109, utilisent eux la piste principale, au Nord, les Marchetti utilisent la plupart du temps une autre piste. Chacun a sa partie de ciel, au niveau de la base." Cette arrivée des hélicoptères avait fait naître des craintes de nuisances sonores parmi les communes riveraines. Le commandant de la base a mené des sessions d’information auprès des bourgmestres du Brabant wallon, rassemblée par la gouverneure, et des communes de Beauvechain et Incourt. "En matière de nuisances sonores, il y a eu des plaintes au début. Car c’est un bruit qui s’installait. Car oui, ça gêne quand même. Au point de vue du plan de vol, les Marchetti, sur base annuelle, volent 5000 heures, et les Agusta, 6000 heures, et c’est complémentaire. Je comprends les soucis. Et nous faisons aussi des vols de nuits." La plupart des plaintes ont trait à ces vols de nuit. Pour décembre, janvier et février, par exemple, la base a reçu entre 10 et 15 plaintes. Une représentation graphique des plaintes vient d’être réalisée. Les zones où celles-ci ont été répertoriées se concentrent sur Nodebais, Grez-Doiceau, Biez, Hèze, La Chapelle-Saint-Laurent, Piétrebais, et La Bruyère. "Donc, dans les circuits, nous essayons d’éviter ces zones. Les pilotes ont été briefés. On évite les points où il y a eu des plaintes au maximum. Parfois ce n’est pas possible, par exemple, si deux pilotes doivent se croiser. Mais, oui, nous prenons en compte le problème, et nous nous adaptons en permanence. Mais il y aura toujours des plaintes." Et de poursuivre : "A peu près 20 % des heures se font sur la base. Pour les vols de nuit, il est difficile de donner des chiffres, on essaye au maximum que les vols de nuit aient lieu ailleurs, par exemple lors de déploiement à l’étranger. Les vols de nuit ont lieu uniquement le lundi et le mardi, et on termine avant minuit. En hiver, j’ai commencé les vols à six heures du soir. Mais vers avril, mai, ça devient de plus en plus tard. En revanche, il n’y a pas de vols de nuit de juin à septembre." Pour l’avenir, l’arrivée de la maintenance lourde accompagnée de 150 personnes en provenance de Bierset a été reportée à septembre-novembre. Du retard a été pris dans l’adaptation des infrastructures. Robert Brecx rappelle qu’il y a encore l’arrivée de 8 hélicoptères NH 90 prévue pour 2012. "Pour l’avenir, il y a encore de nouvelles capacités qui s’installent. Beauvechain est de nouveau plein !"

So. De.

La base aérienne de Beauvechain n’accueille pas que les avions Marchetti utilisés par les élèves-pilotes. La base abrite au total quelque 1500 personnes et 9 unités. Ainsi qu' une flotte de 27 hélicoptères présents depuis le début de l’automne et venus de Bierset. Il s’agit donc de régler le ballet des différents engins. "La première phase du déménagement au premier Wing de Beauvechain a eu lieu en septembre-octobre. On est dans la deuxième phase de consolidation de la situation et de l’amélioration des procédures (trajets), explique le colonel Robert Brecx, commandant de la base. Sur la base, on a les avions Marchetti, pour les formations, et les hélicoptères qui ont une capacité opérationnelle. Il faut donc scinder le trafic. La solution, c’est que, sur la base, les A 109, utilisent eux la piste principale, au Nord, les Marchetti utilisent la plupart du temps une autre piste. Chacun a sa partie de ciel, au niveau de la base." Cette arrivée des hélicoptères avait fait naître des craintes de nuisances sonores parmi les communes riveraines. Le commandant de la base a mené des sessions d’information auprès des bourgmestres du Brabant wallon, rassemblée par la gouverneure, et des communes de Beauvechain et Incourt. "En matière de nuisances sonores, il y a eu des plaintes au début. Car c’est un bruit qui s’installait. Car oui, ça gêne quand même. Au point de vue du plan de vol, les Marchetti, sur base annuelle, volent 5000 heures, et les Agusta, 6000 heures, et c’est complémentaire. Je comprends les soucis. Et nous faisons aussi des vols de nuits." La plupart des plaintes ont trait à ces vols de nuit. Pour décembre, janvier et février, par exemple, la base a reçu entre 10 et 15 plaintes. Une représentation graphique des plaintes vient d’être réalisée. Les zones où celles-ci ont été répertoriées se concentrent sur Nodebais, Grez-Doiceau, Biez, Hèze, La Chapelle-Saint-Laurent, Piétrebais, et La Bruyère. "Donc, dans les circuits, nous essayons d’éviter ces zones. Les pilotes ont été briefés. On évite les points où il y a eu des plaintes au maximum. Parfois ce n’est pas possible, par exemple, si deux pilotes doivent se croiser. Mais, oui, nous prenons en compte le problème, et nous nous adaptons en permanence. Mais il y aura toujours des plaintes." Et de poursuivre : "A peu près 20 % des heures se font sur la base. Pour les vols de nuit, il est difficile de donner des chiffres, on essaye au maximum que les vols de nuit aient lieu ailleurs, par exemple lors de déploiement à l’étranger. Les vols de nuit ont lieu uniquement le lundi et le mardi, et on termine avant minuit. En hiver, j’ai commencé les vols à six heures du soir. Mais vers avril, mai, ça devient de plus en plus tard. En revanche, il n’y a pas de vols de nuit de juin à septembre." Pour l’avenir, l’arrivée de la maintenance lourde accompagnée de 150 personnes en provenance de Bierset a été reportée à septembre-novembre. Du retard a été pris dans l’adaptation des infrastructures. Robert Brecx rappelle qu’il y a encore l’arrivée de 8 hélicoptères NH 90 prévue pour 2012. "Pour l’avenir, il y a encore de nouvelles capacités qui s’installent. Beauvechain est de nouveau plein !"