Le monastère de Clerlande, havre de recueillement

Il y a un an, le monastère Saint-André mieux connu comme celui de Clerlande fêtait le quarantième anniversaire de son implantation sur les hauteurs d’Ottignies dans le bois de Lauzelle en présence de l’évêque du Brabant wallon, Mgr Jean-Luc Hudsyn. Si le nombre de moines bénédictins fond - hélas - comme neige au soleil, cela s’était passé en présence de nombre de ses fidèles visiteurs qui y ont trouvé au fil des générations depuis les années 70 de quoi nourrir leur foi mais aussi leurs faits et gestes les plus quotidiens car voilà un havre de paix et de réflexion qui a interpellé les chrétiens mais aussi celles et ceux qui étaient et sont en quête d’un peu de recul pour faire le point sur leur existence.

Christian Laporte

Ottignies

Il y a un an, le monastère Saint-André mieux connu comme celui de Clerlande fêtait le quarantième anniversaire de son implantation sur les hauteurs d’Ottignies dans le bois de Lauzelle en présence de l’évêque du Brabant wallon, Mgr Jean-Luc Hudsyn. Si le nombre de moines bénédictins fond - hélas - comme neige au soleil, cela s’était passé en présence de nombre de ses fidèles visiteurs qui y ont trouvé au fil des générations depuis les années 70 de quoi nourrir leur foi mais aussi leurs faits et gestes les plus quotidiens car voilà un havre de paix et de réflexion qui a interpellé les chrétiens mais aussi celles et ceux qui étaient et sont en quête d’un peu de recul pour faire le point sur leur existence.

Cette aventure humaine mais aussi religieuse et culturelle, notamment sur le plan architectural méritait bien un prolongement sous la forme d’une publication. Grâce soit donc rendue à Marie-Astrid Collet et à ses amis de la Revue d’histoire du Brabant wallon qui en une belle petite plaquette ont parfaitement rendu l’esprit et aussi l’Esprit qui y souffle depuis que le comte Yves du Monceau, alors bourgmestre d’Ottignies, lui-même un produit des Bénédictins, ceux de Maredsous s’entend, a eu la bonne idée d’y accueillir à bras ouverts les moines qui n’étaient plus tout à fait aussi bienvenus - un euphémisme - en terre brugeoise parce qu’ils étaient francophones !

Un don du ciel, n’en déplaise aux Flamands les plus pointus, car l’installation des Bénédictins au cœur du Brabant wallon n’a eu que des effets positifs. Sur la pastorale mais également sur le terrain architectural, Jean Cosse, le Waterlootois ayant dessiné et signé ici une création d’avant-garde bien dans la foulée du concile Vatican II. Sans oublier sa superbe chapelle qui s’unit parfaitement à la forêt environnante.

Clerlande, ce sont aussi une série de moines exceptionnels qui ont marqué la vie de l’Eglise ou la vie tout court. C’est ainsi que Benoît Standaert rend hommage au P. Jacques Dupont, grand exégète des Béatitudes alors que le P. Yves Leclef retrace le parcours peu commun du P. Philippe Verhaegen, grande personnalité du Renouveau en Belgique mais qui fut aussi un fantastique aumônier du roi Baudouin. Qui dit Clerlande, pense aussi au dialogue interreligieux avec le P. Pierre de Béthune que Marie-Astrid Collet et José Lhoir ont interviewé pour notre plus grand bonheur

Enfin, l’on sait que les Bénédictins ont joué un rôle essentiel dans la réforme liturgique autour du concile Vatican II. Il s’imposait d’y consacrer aussi un chapitre.

Même si les vocations se raréfient, Clerlande n’en reste pas moins un phare de chrétienté en Belgique. Et pour ne rien gâcher, un lieu heureusement ouvert sur le monde grâce à l’implication des prieurs successifs dont l’actuel Jean-Yves Quellec qui expose par ailleurs que Clerlande continuera à pleinement jouer son rôle

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