Pas de passivité face à la drogue

La zone de police de Nivelles-Genappe agit… dans les limites légales.

V. F.
Drug addicts smoking cocaine in a room especially dedicated to smoking inside the Bern drug consumption centre.The Bern drug injection room was opened in 1986 - the first one in Switzerland - to prevent diseases from spreading and take drug addicts off the streets. 25 years later, the experiment is considered as a success by both the government and health experts. PICTURE NOT INCLUDED IN THE CONTRACT
Drug addicts smoking cocaine in a room especially dedicated to smoking inside the Bern drug consumption centre.The Bern drug injection room was opened in 1986 - the first one in Switzerland - to prevent diseases from spreading and take drug addicts off the streets. 25 years later, the experiment is considered as a success by both the government and health experts. PICTURE NOT INCLUDED IN THE CONTRACT ©Photo News

Lors du conseil de police de la zone Nivelles-Genappe, mardi, le conseiller Benoît Giroul a demandé, suite à plusieurs affaires évoquées dans la presse, ce que faisait la police en matière de lutte contre la drogue.

Le chef de zone, le commissaire divisionnaire Pascal Neyman, a répondu que ses troupes suivaient le phénomène. En 2011, 195 faits avaient été enregistrés, on est passé à 229 en 2012 et pour cette année, on est à 80 faits à Nivelles et 11 à Genappe.

Il y a eu des arrestations cet été en cité aclote, et la découverte d’une plantation au Lothier. Le pool insécurité urbaine du service local de recherche traite ces dossiers (53 en 2011, un peu plus déjà cette année), qui sont souvent des enquêtes de longue haleine pour démanteler les commerces locaux.

Quatorze suspects ont été identifiés cette année à Nivelles et à Genappe, la place du Chenois notamment a été ciblée, avec la rédaction de deux P.-V. "C’est une matière difficile, il n’y aura jamais assez de résultats à mon goût", a indiqué le chef de zone. "Avant, on avait surtout du deal dans les maisons. Maintenant, on est aussi confronté à des consommations sur la voie publique."

Et là, il y a un petit souci. La loi est claire, toute consommation est interdite. Mais du côté du parquet, pour les drogues douces, il y a une tolérance officieuse pour la consommation personnelle.

Vincent Binon (MR) s’est dès lors demandé si, comme pour l’alcool, on ne pourrait pas prendre un règlement communal prévoyant une amende pour ceux qui consomment dans la rue. En théorie, c’est oui. Mais dans la pratique, le joint sera par terre à l’arrivée du policier et personne n’aura tiré dessus…

Le conseil a toutefois officiellement chargé le commissaire divisionnaire de s’informer sur ce qui se fait dans d’autres zones.

"Si nous voyons quelqu’un qui consomme, on ne laisse pas faire", a précisé le chef de zone. "Il y a un contrôle, on va le fouiller, le ramener au commissariat. Mais nous agissons dans les limites légales et le cadre fixé par l’autorité judiciaire…"