La technologie réinvente la photographie aérienne

Vincent Vanham utilise un drone pour ses clichés pris depuis le ciel.

La technologie réinvente la photographie aérienne
©D.R.
Benjamin Di Lauro et Y. N.

Depuis quelques années, les drones ont fait leur apparition en Belgique. Au-delà de l’aspect ludique ou de l’utilité militaire, ils peuvent trouver d’autres applications, notamment en photographie. Vincent Vanham, âgé de 36 ans et originaire de Genappe, l’a bien compris.

Ce passionné du huitième art utilise cette sorte d’hélicoptère télécommandé qu’il décrit comme "un vaisseau Playmobil" pour prendre des clichés depuis le ciel. L’appareil peut atteindre une altitude de 300 mètres et couvrir un périmètre allant jusqu’à 600 mètres à la ronde. Il en existe de toutes sortes, de l’artisanal au ready to fly.

Pour prendre ces photos aériennes, ce jeune père de famille a fixé au drone une caméra Go Pro pouvant filmer et photographier avec un grand angle et en haute définition. "Grâce à cela, les prises de vue sont différentes et les clichés originaux, donnant des effets intéressants et des perspectives parfois surprenantes."

L’idée est née d’une série qu’il a réalisée durant l’été pour Zoomrégion. Après avoir investi 2000 € dans l’achat de matériel, le journaliste présentait sur ce site Internet des photographies aériennes de lieux importants et emblématiques du Brabant wallon : butte du Lion de Waterloo, abbaye de Villers-la-Ville, Grand-Place de Nivelles,…

Au fil de ces publications, tant les communes que les particuliers ont commencé à le contacter. D’où l’idée de leur proposer ses services.

"Il y a une infinité d’applications : médias (photos d’incendies, d’inondations, événement particulier…), institutions publiques, particuliers, événementiels, agriculture,… la seule limite est l’imagination."

En réalité, les avantages sont nombreux face aux autres modes de prises de vues aériennes : coût nettement plus démocratique qu’un vol en hélicoptère ou en ULM; pas de pollution; peu de bruit; et surtout la possibilité de s’approcher au plus près des sujets difficilement accessibles tels que par exemple les clochers d’églises, les toitures de bâtiments,…

"Le drone offre aussi la possibilité de prises de vue en intérieur comme dans la nef d’une cathédrale ou permet de vérifier l’état d’une toiture rapidement et sans risque."

Le tout à des tarifs relativement compétitifs : 150 € pour une série de plus ou moins 300 photos ou pour un film de 20 à 30 minutes.Benjamin Di Lauro (st.) et Y. N.

www.photoaérienne.be (accent compris)