Bois-Champs (Chastre): le stationnement en question

Les riverains craignent des difficultés de parking avec l’arrivée des 110 logements.

Y. N.
Bois-Champs (Chastre): le stationnement en question

Une petite trentaine de personnes se sont déplacées, mercredi soir, pour assister à la réunion d’information concernant la création d’un nouveau lotissement sur le site du Bois-Champs, en plein cœur de Chastre.

Un projet porté par la commune et la régie foncière provinciale au terme duquel 110 logements devraient sortir de terre : 72 maisons unifamiliales sur des terrains allant de 2 à 8,74 ares et 38 appartements d’une à trois chambres répartis dans deux immeubles. Le tout sur un terrain de 3,75 hectares.

Au final, le projet semble avoir obtenu l’adhésion de la population, bien consciente qu’avec l’évolution démographique et ses 3 000 nouveaux habitants par an en Brabant wallon, il faille bien loger tout ce petit monde. D’autant plus lorsque l’on sait que les futures habitations seront, pour certaines, vendues en deçà des prix du marché, de manière à permettre aux jeunes ménages de devenir propriétaires en Brabant wallon.

Mais les Chastrois ont également émis quelques réserves. Notamment en termes de mobilité. D’abord car l’arrivée potentielle de 200 nouveaux habitants pourrait générer pas mal de trafic supplémentaire en heure de pointe.

Ensuite pour une question de stationnement. Les habitants de l’avenue Minerve et de la rue Gaston Delvaux craignent en effet que les nouveaux habitants viennent parasiter le parking. Pourtant, pas moins de 230 places de parking seront construites. Soit plus de deux emplacements par logement. "Le risque est que les gens ne se stationnent pas sur leurs emplacements privatifs mais sur les places publiques, explique une Chastroise, déjà embêtée actuellement par le manque de places de stationnement dans sa rue. Résultat, il n’y aura pas de places pour tout le monde et cela créera des tensions de voisinage".

Et un autre habitant d’ajouter : "Actuellement, tout le monde se gare sur les trottoirs, ce qui peut être dangereux pour les enfants. On a deux solutions : soit on augmente le nombre de parkings, soit on diminue le nombre de logements".

Cette dernière solution ne serait pas envisageable, selon les responsables du projet. "Nous avons une obligation d’un certain nombre de logements pour qu’ils puissent rester accessibles financièrement pour les jeunes ménages, précisent-ils. On a déjà réduit le projet de 4-5 maisons depuis les premières esquisses. Si on construit moins de logements, les surfaces seront plus grandes et les prix plus importants. Ce n’est pas dans la philosophie du projet."

Les riverains ont jusqu’au 14 septembre pour faire part de leurs remarques à l’administration communale.

La problématique des voitures-ventouses

L’arrivée du lotissement de Bois-Champs a permis de mettre au jour une autre problématique qui touche les habitants de Chastre : celle des voitures-ventouses. Des navetteurs se rendent à la gare en voiture et laissent leurs véhicules toute la journée dans les rues. Avec pour conséquence que certains riverains ne parviennent plus à se garer devant chez eux. Plusieurs autres communes du Brabant wallon, confrontées à ce phénomène, ont décidé avec succès de mettre en place un système de zone bleue ou de parkings payants dans les rues proches des stations ferroviaires. Mais la commune de Chastre n’envisagerait pas - du moins pas encore - de passer par là. Selon la commune, le moyen le plus efficace pour régler la problématique serait de construire des parkings à la gare. Ce qui devrait être fait dans le cadre de la revitalisation du site de l’ancienne sucrerie (150 logements, des commerces et une crèche sont prévus). "Nous espérons démarrer les travaux pour début 2018", précise Vincent Demanet, échevin de l’Urbanisme à Chastre.