Une bière de luxe issue des labos de Louvain-la-Neuve

Elle fait un carton dans plus de 350 bars, hôtels, restaurants et magasins de Saint-Tropez. Des magazines la rangent parmi les produits de luxe à goûter absolument et son nom, La Blonde of Saint-Tropez, est un univers à lui seul.

Vincent Fifi
Une bière de luxe issue des labos de Louvain-la-Neuve
©Photo News

Elle fait un carton dans plus de 350 bars, hôtels, restaurants et magasins de Saint-Tropez. Des magazines la rangent parmi les produits de luxe à goûter absolument et son nom, La Blonde of Saint-Tropez, est un univers à lui seul.

A déguster aussi chez nous où cette bière est distribuée notamment dans les enseignes Comptoirs des vins. "Née de l’alliance entre savoir-faire de générations de brasseurs belge et du légendaire art de vivre tropézien", précise le site internet www.blondeofsainttropez.com, qui détaille aussi le brassage en fûts de chêne vieux de 130 ans et la fermentation haute qui développe des saveurs et des arômes uniques.

Vous avez l’eau à la bouche ? Attendez la suite. "Un premier nez se caractérise par des notes de mandarines. Les agrumes se confirment ensuite en bouche et se mélangent avec élégance et finesse à des arômes de raisin muscat, d’abricot, de zestes de citron vert et de pamplemousse."

En réalité, cette bière n’existerait pas… sans l’UCL ! Sonia Collin, la responsable de l’unité de brasserie et des industries alimentaires, a planché sur la conception de la Blonde of Saint-Tropez avec son équipe. "Elle rassemble tout notre savoir-faire en matière de vieillissement", confirme la professeure.

Le département est réputé pour son travail sur la bière et le chocolat, deux fleurons belges, et les étudiants qui en sortent avec un master en brasserie travaillent un peu partout dans le monde.

Insolite : une microbrasserie et une micro-chocolaterie sont installées dans les labos de l’université. Dans le cadre du plan Marshall, l’UCL a d’ailleurs fourni des recherches pour améliorer la stabilité organoleptique des bières spéciales. C’est aussi dans ces labos que le resvatrol, aujourd’hui vanté par les œnologues comme la "molécule santé" du vin, a été découvert pour la première fois.