Ottignies-LLN: un quartier envahi par les rats

Les habitants du quartier dénoncent une cohabitation pour le moins désagréable.

Y. N.
Ottignies-LLN: un quartier envahi par les rats

Les habitants du quartier dénoncent une cohabitation pour le moins désagréable.

C’est un post lancé sur Facebook par une administratrice de l’immobilière publique du centre et de l’est du Brabant wallon (IPB) qui a permis d’alerter les autorités communales ottintoises : le quartier du Bauloy, dans lequel se trouvent de nombreuses habitations sociales gérées par l’IPB, doit aujourd’hui faire face à une véritable invasion de rats.

"Ceux-ci creusent les murs, les carrelages et entrent par les chaudières, précise Marie-Claire Brancart. Un homme âgé dont la dame vient de subir une grave opération du cancer a dû faire embarquer son épouse. Ils ont piégé cinq rats en quelques jours et découvert des tas de cadavres."

Et l’administratrice d’avouer être "à bout de ses forces" face aux locataires qui se plaignent régulièrement de cette invasion. "Il faut une opération de dératisation radicale et costaude."

Si la commune distribue de la mort-aux-rats gratuitement, la solution ne serait pas efficace. Le produit ne semble en effet pas suffire pour exterminer l’ensemble de la population de ces rongeurs : nous avons fait le tour du quartier, hier matin, et en une petite demi-heure, nous avons pu observer trois spécimens d’une trentaine de centimètres de long, queue comprise.

Lesquels ne semblent pas être très craintifs et sont attirés par la nourriture jetée par leurs fenêtres par les locataires des logements sociaux. "J’en ai retrouvé dans le couloir de mon immeuble, explique un habitant promenant son chien au clos du Quadrille. On peut s’approcher à un mètre avant qu’ils ne fuient. Avec tous les chantiers qui sont menés dans le quartier (NDLR : l’IPB procède à d’importants travaux de rénovation de son patrimoine immobilier au Bauloy), les rats peuvent entrer plus facilement. Je n’en ai personnellement pas eu à l’intérieur. Mais il faut que je fasse attention quand je rentre ou sors de chez moi pour éviter qu’ils puissent rentrer. Un voisin en a déjà piégé trois dans le couloir."

Un état de fait qui serait accentué lors des jours de sortie des poubelles. "On en voit parfois une dizaine qui se disputent un petit morceau de viande, confie une habitante du quartier. Il faut dire qu’ils ont la belle vie ici. Ils ont de la nourriture à profusion. Ils sont presque mieux nourris que les chats et chiens du quartier. Ils ne sont pas bien méchants mais ce n’est pas agréable de vivre dans un endroit où les rats sont rois."

Nous avons tenté, en vain, de joindre l’échevine de l’Environnement pour connaître les solutions qui pourraient être apportées.