Une centaine d’espèces menacées

Y. N.
Claveisolles (69). Beekeeper Jean-Michel Lecomte smoking out the beehive to make as many bees as possible go out in order to collect the honey inside. This operation is made using a smoker. Reporters / Andia *** Local Caption ***
Claveisolles (69). Beekeeper Jean-Michel Lecomte smoking out the beehive to make as many bees as possible go out in order to collect the honey inside. This operation is made using a smoker. Reporters / Andia *** Local Caption *** ©Reporters / Andia

Le groupe Ecolo tire la sonnette d’alarme.

La semaine dernière, une journée mondiale a été dédiée aux espèces menacées. A travers le monde, un peu plus de 16 000 espèces sont considérées comme étant aujourd’hui sous la menace d’une extinction. Dont plus de 7 500 espèces animales. On pense inévitablement aux espèces emblématiques telles que le rhinocéros, l’ours polaire, le gorille, le panda géant ou encore le lynx. Mais bien d’autres spécimens, plus petits, sont également menacés un peu partout sur la planète.

Urbanisation croissante

C’est également le cas en Brabant wallon, où une centaine d’espèces pourraient disparaître de nos contrées. Certaines plus que d’autres : le lézard vivipare, l’orvet fragile, la bécassine des marais ou encore le butor étoilé pourraient être rayés des listes des espèces animales représentées dans notre jeune province dans les prochaines années.

"Les principales raisons sont à chercher en priorité dans la destruction et la fragmentation des habitats naturels, ainsi que la pollution causée par des pratiques industrielles et agricoles inadéquates, confie la députée wallonne Ecolo, Hélène Ryckmans. En Brabant wallon, singulièrement, les espèces sont confrontées à la disparition de leur habitat."

L’urbanisation croissante du Brabant wallon est notamment pointée du doigt. Avec, comme conséquence, la mise en place d’un cercle vicieux : la disparition progressive de la flore restreint l’habitat de la faune - notamment des oiseaux, insectes et abeilles -, qui n’entre plus dans le processus de pollinisation, entraînant dès lors une disparition de la flore…

"L’énorme pression agricole et urbanistique exercée sur le territoire du Brabant wallon a un impact considérable sur la biodiversité, précise-t-on chez Ecolo. Certaines espèces comme le triton à crête ou le grand hamster ont d’ores et déjà disparu, ou presque, de nos contrées. Et d’autres sont menacées."

Disparition des abris naturels

Selon les verts, ce sont les plaines agricoles de Hesbaye qui paieraient le plus lourd tribut dans la jeune province. Avec de nombreuses espèces d’oiseaux des champs qui seraient victimes de la disparition de leurs abris naturels et du système de monoculture intensif (pesticides, diminution des friches, perte des nichées à cause des récoltes plus précoces, manque de nourriture l’hiver, etc.). "Le bruand proyer, par exemple, est en sévère déclin en Hesbaye : une chute de population de près de 90 % entre 1990 et 2009 !"

Et d’autres oiseaux d’espaces agricoles suivraient le même chemin : la perdrix grise, l’alouette des champs ou encore le bruant jaune…