On ne touche pas au bois des Bruyères à Waterloo

On ne touche pas au bois des Bruyères à Waterloo
J.Br.

L’Institut des Sacrés-Cœurs déménagera sur l’ancien site Fiat.

Il y a quelques mois, un véritable vent de panique avait envahi la cité du Lion. En cause : la rumeur du déplacement de l’Institut des Sacrés-Cœurs du centre vers le bois des Bruyères avec, par la même occasion, la destruction d’une partie du bois en question.

En décembre, les autorités communales avaient remis les points sur les "i" et la bourgmestre affirmait ne pas vouloir qu’on touche à ce poumon vert en plein centre de Waterloo. Et finalement, on peut dire qu’elle a tenu parole.

Depuis hier, c’est officiel : l’Institut des Sacrés-Cœurs ne déménagera pas dans le bois des Bruyères mais juste à côté, sur le parking de l’ancien site Fiat. "On ne touche pas du tout au bois, résume Florence Reuter, la bourgmestre. Dès le départ, j’avais plaidé pour la sauvegarde totale du bois des Bruyères tout en insistant sur le fait que sa majeure partie n’appartient pas à la commune."

Terrain d’entente

Et pour arriver à cette situation, les autorités communales ont dû trouver un terrain d’entente avec le propriétaire du bois. "C’est aussi pour cette raison que cela a pris un peu plus de temps pour aboutir. Il fallait trouver une solution qui convienne à tout le monde sachant que nous n’étions pas propriétaires."

Voilà qui va certainement rassurer tous ceux qui craignaient qu’une partie du bois finisse par disparaître. "C’est un grand pas en avant. Beaucoup d’habitants s’inquiétaient de l’avenir du bois des Bruyères mais je tiens à les rassurer : nous n’avons aucune volonté de l’abandonner. Si jamais un projet devait se développer sur l’ancien site Fiat, la commune en profiterait pour imposer la cession gratuite et totale de la partie qui ne lui appartient pas", ajoute Florence Reuter.

En clair : la volonté communale est de protéger entièrement le bois en le rendant communal à l’avenir. Contrairement à certaines rumeurs qui ont rapidement couru les rues de la cité du Lion : non, quatre hectares du bois des Bruyères ne seront pas détruits. Mieux même : on n’y touche pas du tout et ce serait définitif !