Le Normandy part en poussière à Rixensart

Le Normandy part en poussière à Rixensart

Les travaux de démolition de l’ancien hôtel ont commencé.

C’est un fleuron de l’histoire architecturale de Rixensart qui est actuellement en train de partir en poussière. Les travaux de démolition de l’ancien hôtel Normandy, à quelques encablures du lac de Genval, ont débuté. La phase de désamiantage vient de se terminer. Et une pelleteuse est actuellement occupée à mettre à terre les murs et ce qui tient encore debout.

Objectif : faire place à un nouveau projet d’envergure. Un projet qui n’était au départ pas du goût des défenseurs du patrimoine rixensartois. Il y a quelques années, ils avaient lancé une pétition pour sauvegarder l’hôtel Normandy. Et ils étaient même parvenus à faire annuler par le Conseil d’État le permis de détruire octroyé par la commune aux promoteurs.

Face à eux, les promoteurs avaient rétorqué que conserver le bâtiment actuel était impossible. "Les fondations ont été construites pour supporter un certain bâtiment, nous confiaient-ils il y a quelques mois. Or, au fil du temps, cela a été modifié. Les fondations s’affaissaient, les sols penchaient et le tout s’effritait. La stabilité du bâtiment n’était plus garantie. Selon des experts en bâtiment, il était impossible de garder ce bâtiment debout."

Malgré un recours en annulation introduit devant le Conseil d’État, les promoteurs avaient lancé les travaux de démolition en juin 2016. Ce qui avait provoqué l’émoi dans le quartier. Un recours en suspension avait été introduit et le Conseil d’État avait statué en urgence, suspendant les travaux avant d’annuler le permis quelques semaines plus tard.

Pour trois raisons : une densité qui ne correspondait pas aux prescrits du schéma de structure communal, la présence de deux immeubles au lieu d’un seul préconisé par le règlement communal d’urbanisme (RCU), et enfin une implantation qui n’est réalisée ni perpendiculairement ni parallèlement à l’alignement prévu par ce RCU.

Projet quelque peu repensé

Une décision qui a contraint les promoteurs à revoir leur copie et à demander un nouveau permis, octroyé sans difficultés par la suite. Pour un projet qui aura été quelque peu repensé : pour faire face aux objections des riverains qui dénonçaient une densité trop importante à cet endroit, il n’y aura plus deux nouveaux bâtiments mais bien un seul. Et le nombre total d’appartements (de 124 à 225 m²) est passé de 13 à 11.