Accident de camion à l'abbaye de Villers: un matelas de terre pour les arcades

Accident de camion à l'abbaye de Villers: un matelas de terre pour les arcades

Le pan de mur déstabilisé lundi par l’accident s’est effondré en douceur mercredi soir à Villers-la-Ville.

La circulation est rétablie depuis mercredi soir dans le "goulot des ruines" : alors que tout passage y était interdit à hauteur de l’abbaye de Villers à la suite de l’accident de camion qui s’était produit lundi matin, les véhicules roulent à nouveau sur la N275 entre Villers-la-Ville et Court-Saint-Étienne.

Des pierres bleues à conserver

Le pan de mur surplombant les arcades de l’abbaye, qui menaçait de s’écraser au sol après l’accident, a été enlevé. Pas vraiment comme prévu initialement. La grue amenée sur place pour le retirer en un seul bloc n’a rien pu faire. Et alors que les responsables de l’Agence wallonne du patrimoine (Awap) avaient pensé découper le mur en question en petits bouts plus maniables mercredi matin, ils ont dû renoncer à cette solution également : trop de danger, et trop de risques d’abîmer sérieusement les pierres alors que l’idée est de les sauvegarder pour une reconstruction à l’identique.

Finalement, une sorte de matelas de terre, constitué de 450 mètres cubes déversés pour l’occasion à cheval entre la chaussée et l’intérieur du site de l’abbaye, a été utilisé. Mercredi en fin d’après-midi, le mur a été "basculé" sur la terre non damée. Ce qui a permis de limiter les dégâts pour les pierres bleues à conserver. La terre a ensuite été évacuée pour rouvrir la route.

Une structure consolidée

On en sait un peu plus à propos de la reconstruction, déjà décidée en raison de l’accident qui s’était produit il y a cinq ans. Elle devrait intervenir à partir du mois d’août prochain, après le passage du Tour de France dans les ruines. Et l’Awap prévoit de replacer les pierres sur une structure consolidée, conçue à l’instar des ponts modernes : elle sera capable d’absorber un choc sans que la stabilité du reste de l’ouvrage soit mise en péril. Reste à concilier les impératifs du chantier avec la circulation que la commune veut maintenir sur place pour éviter aux habitants de trop longs détours.

Le collège espère également que des portiques ou d’autres dispositifs seront (enfin !) placés de part et d’autre du site pour faire respecter l’interdiction de passage pour les camions de plus de 3,5 m de hauteur.V.F.