Le torchon brûle chez les pompiers de Wavre: "Ce n'est pas un caprice. La situation est réelle et préoccupante"

Jérôme Brys

Le major Filleul fait le point sur la situation tendue avec les hommes du feu. Depuis quelques jours, le torchon brûle officiellement entre les hommes du feu et leurs supérieurs. Ce week-end, les pompiers wavriens ont fait part de leur ras-le-bol et des conditions difficiles dans lesquelles ils doivent travailler au quotidien. Bien conscient de cette problématique, le major Filleul sait que la situation est tendue et travaille pour trouver une solution. "Depuis 2015, on est passé de 182 pompiers professionnels à 217, explique-t-il. Prochainement, on prévoit d’en recruter seize de plus ainsi que 50 pompiers volontaires."

Mais malheureusement, engager des pompiers en plus, cela ne se fait pas d’un simple claquement de doigts et c’est plus compliqué qu’il n’y parait. "Du côté de Wavre, ils aimeraient disposer de deux pompiers en plus. Mais il y a des règles à respecter comme les temps de travail. Pour avoir deux pompiers en plus dans une caserne 24h/24 et 7j/7, cela correspondrait à 12 personnes en plus ! Je ne vais pas démentir les problèmes qu’ils évoquent, nous en sommes conscients, mais il n’y a pas qu’à Wavre comme certains peuvent le penser."

Et cela risque d’encore prendre du temps, trop certainement pour les pompiers qui sont en activité aujourd’hui. L’arrivée des seize nouveaux hommes pour la zone n’est prévue que pour le 1er décembre prochain. "Budgétairement, c’est compliqué de faire autrement et il n’y a pas que Wavre non plus. J’ai cinq casernes à gérer avec chacune leurs problématiques."

Quant à la fameuse réunion prévue le 22 mars prochain, il est fort peu probable qu’elle soit avancée comme demandé par les hommes du feu. "Elle aura lieu mais on ne pourra pas l’avancer car il y a des contraintes à respecter. Le monde politique est ciblé par les pompiers mais ce n’est pas l’appréciation que j’en ai. Ils sont sensibles à la problématique mais ce sont aussi des gestionnaires financiers. Nous sommes conscients qu’il manque du personnel et des efforts seront réalisés. On m’a donné comme mission d’apporter des solutions pour le 22 mars et ce sera fait. Et en aucun cas, l’objet de ma proposition sera d’obliger les pompiers à prendre leurs congés ou à en supprimer", conclut le major Filleul.


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