Faut-il "geler" le projet du château de la Rose ?

Jérôme Brys
Faut-il "geler" le projet du château de la Rose ?

C’est en tout cas le souhait formulé par l’Association inter-quartiers de Waterloo (AIQW).Il ne passe pas un mois (une semaine) sans que le cas du château de la Rose ne soit évoqué. Mis en vente par ses propriétaires, les riverains craignent que celui-ci soit transformé en de nouveaux immeubles à appartements. Une crainte fondée ? Certainement puisqu’actuellement, c’est un projet visant la construction de 177 logements sur le terrain contigu au château qui est dans les cartons.

Et si la réunion publique organisée il y a quelques jours n’a pas apaisé les esprits, c’est l’Association inter-quartiers de Waterloo (AIQW) qui revient à la charge. "Tel qu’il nous a été décrit, ce projet signifierait plus de 500 habitants et 360 véhicules supplémentaires dans ce quartier déjà saturé, expliquent-ils dans un communiqué. De plus, il est question de nouveaux commerces et de hauteurs d’immeubles jusqu’à rez + 4 étages !"

À l’écoute des citoyens

Ce qui étonne particulièrement l’AIQW, c’est que ce type d’enquête et de projet soit d’actualité alors que le Plan communal de mobilité (PCM) et le Schéma de développement communal (SDC), votés en 2018, ne sont pas encore finalisés. "En ce qui concerne l’état d’avancement du Plan communal de mobilité et du Schéma de développement communal, on s’étonne que ni les conseillers communaux ni les membres de la Commission consultative de l’aménagement du territoire et de la mobilité (CCATM) ni les Waterlootois ne sont informés et consultés par le collège communal."

Dans ces conditions, l’association formule une demande claire et précise aux autorités communales. "Nous demandons que des projets de lotissements importants comme celui des trois hectares de pâtures du château de la Rose soient gelés tant que le PCM et le SDC ne sont pas finalisés et mis en forme de règlements communaux."

Cette demande sera-t-elle entendue par les autorités communales waterlootoise ? Cela reste à voir mais la bourgmestre a toujours explicitement indiqué être à l’écoute des citoyens, et encore plus particulièrement dans le cas du château de la Rose qui cristallise pas mal de tensions dans le quartier du Chenois.