Des affiches électorales vandalisées à Affligem: "Il faut du courage pour représenter un parti francophone en Flandre et en tant qu'homme de couleur"

Ntonga Monsempo (DeFI) a vivement condamné cet acte de vandalisme dont il a fait l'objet.

Défi
©Défi
M.R.

Ntonga Monsempo (DeFI) a vivement condamné cet acte de vandalisme dont il a fait l'objet.


Des affiches électorales de DéFi à Affligem ont été la cible d'extrémistes flamands en ce début de semaine. C'est la tête de liste fédérale du parti pour le Brabant flamand, Ntonga Monsempo, qui en a fait les frais. "Flandre indépendante", "République de Flandre", peut-on notamment lire sur les autocollants qui ont été placardés sur les écriteaux à son effigie. 

Si DéFI a immédiatement dénoncé ces "dégradations des extrémistes flamands (TAK)", le candidat en attend de même des autres partis. "J'aimerais voir une prise de position ferme des partis flamands démocratiques, a demandé Ntonga Monsempo. Cela ne doit plus arriver et si l'on ne sanctionne pas, cela se reproduira". 

Des affiches électorales vandalisées à Affligem: "Il faut du courage pour représenter un parti francophone en Flandre et en tant qu'homme de couleur"
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Pour l'homme politique, c'est clair: sa langue et sa couleur de peau dérangent. "Il faut un certain courage pour représenter un parti francophone en périphérie et il en faut dix fois plus quand on est un homme de couleur", certifie la tête de liste Défi pour le Brabant flamand. 

"Mais cela ne touche pas que moi, on voit que cela touche tout le monde et qu'il y a des gens derrière ces actes qui souhaitent foutre le bordel", atteste le candidat. 

Ce n'est pas la première fois que Ntonga Monsempo fait l'objet d'attaques racistes. D'origine congolaise, l'élu DéFI avait déjà été la cible notamment des nationalistes flamands dans sa commune de Vilvorde.