Plaintes sur rendez-vous au commissariat de Nivelles : ça marche

Après plus d’un an d’expérience au commissariat central de Nivelles, le bilan est positif.

Plaintes sur rendez-vous au commissariat de Nivelles : ça marche

En présentant le rapport d’activité 2020 de la police locale devant les conseillers de police, le commissaire divisionnaire Pascal Neyman est notamment revenu sur l’accueil des citoyens au commissariat central aclot. On se souviendra en effet qu’au début de l’année dernière, la zone avait annoncé qu’elle allait tester un système assez inédit : trois jours par semaine, hors les cas urgents et particuliers, les citoyens seraient invités à prendre rendez-vous (par téléphone ou via la plateforme votrepolice.be) avant de venir déposer une plainte.

L’initiative avait provoqué un peu de scepticisme mais les responsables avaient indiqué qu’il s’agissait d’améliorer la qualité de l’accueil. Puis sont arrivés la crise sanitaire, et les trois jours par semaine ont finalement été étendus à toute la semaine, les plaignants n’étant plus reçus que sur rendez-vous.

Après plus d’un an, le chef de zone dresse un bilan très positif. Le commissariat central, qui était ouvert 24 heures sur 24 ne l’est plus que 12 heures par jour mais les citoyens y sont accueillis de manière plus individualisée. Et évidemment, quand la nature des faits dénoncés ou les circonstances requièrent l’urgence, il est toujours possible d’être entendu en dehors des horaires fixés.

Mais pour les autres cas, le système de rendez-vous permet de prendre davantage de temps pour écouter les victimes, de mobiliser directement les bonnes personnes pour prendre certains types de plaintes, ou encore de prévoir la présence du service d’aide aux victimes afin d’assister la personne dans cette démarche pas toujours évidente.

Les policiers peuvent aussi consacrer le temps nécessaire sans la pression de la file qui s’allonge dans le local d’accueil. Durant la crise sanitaire, ce mode de fonctionnement a également permis de mieux garantir la sécurité de chacun.

Bref, c’est une réussite et le commissaire divisionnaire a précisé que d’autres zones de police du Brabant avaient pris des contacts pour se faire expliquer le système, et certaines d’entre elles envisagent de suivre l’exemple aclot.