Fin des moteurs thermiques à Bruxelles: "Bruxelles sur son île déserte", dénonce le PS du Brabant wallon

Le PS brabançon déplore l'absence de concertation avec les autres Régions.

Fin des moteurs thermiques à Bruxelles: "Bruxelles sur son île déserte", dénonce le PS du Brabant wallon
©FLEMAL JEAN-LUC
Belga

La fédération PS du Brabant wallon a ouvertement reproché vendredi au gouvernement bruxellois, dont fait partie le Parti Socialiste, d'avoir pris un engagement sans aucune concertation avec les autres Régions, encore moins avec les premiers concernés à savoir les utilisateurs dans les mesures visant l'interdiction des moteurs thermiques d'ici 2035. "Il y a eu la fermeture du Bois de la Cambre ou encore le projet "smart move". Il y a dorénavant la suppression des véhicules diesel en 2030 et essence à l'horizon 2035 à Bruxelles. Certes, cette proposition se trouve dans la déclaration de politique régionale bruxelloise. Mais, il nous semble que la concertation avec les autres entités fédérées mais aussi le gouvernement fédéral est une nécessité lorsqu'on envisage une décision qui impactera tous les Belges, sans parler des visiteurs étrangers. L'Europe et ses institutions devraient aussi être concertées, elles qui rapportent des milliards à la Région bruxelloise", a souligné la Fédération socialiste brabançonne par voie de communiqué.

Pour le PS du Brabant wallon, le gouvernement bruxellois semble agir comme s'il était seul sur son île déserte. "Or, Bruxelles se targue notamment d'être la ville qui accueille le plus grand nombre de congrès et séminaires et se veut accueillante pour les investisseurs, étrangers ou belges. Elle agit comme si elle voulait faire fuir tous ceux-ci", a-t-il poursuivi.

À ses yeux, pour les navetteurs aussi, ce genre de décisions aurait des répercussions importantes qui s'ajoutent à celles qu'impliquerait le projet "smart move". "Devra-t-on compter sur le RER pour se rendre à Bruxelles ? Des parkings de dissuasion? et des transports en commun adaptés et gratuits sont-ils programmés ? Deux questions simples dont on connaît les réponses: le RER en sera peut-être à ses premiers balbutiements ; quant aux parkings et transports en commun, nous avons des doutes", ont encore dit les socialistes brabançons.

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