Bernard et Véronique, victimes des intempéries : “L'échevin nous a dit d’allumer la télé, qu’il y avait pire ailleurs…”

À Braine-l’Alleud, de nombreux habitants ont été touchés par les inondations du week-end.

Bernard et Véronique, victimes des intempéries : “L'échevin nous a dit d’allumer la télé, qu’il y avait pire ailleurs…”
Charlotte Egli

C’est le cas de Bernard Haine et Véronique Vandeputte, des habitants de la rue de la Planche-au-Pêcheur depuis maintenant 35 ans. Le 4 juin, ils ont été victimes des premiers orages qui ont frappé lourdement le Brabant wallon. De l’eau est entrée et a inondé leur rez-de-chaussée. Le week-end dernier, ils avaient anticipé les fortes précipitations et ils ont installé des plaques, vissées à toutes leurs entrées, pour empêcher l’eau de glisser chez eux en trop grande quantité. Plus particulièrement, ils ont subi l’eau et la boue qui descendent de la chaussée d’Alsemberg et du champ de la rue Marius Wautier. L’eau a fini par stagner devant chez eux à environ 30 cm de hauteur.

"On n’avait plus eu ça depuis 20 ans. Avant, il y avait un muret qui protégeait devant le champ mais il a disparu", explique Bernard Haine. Les derniers orages ont forcé Bernard et Véronique à faire appel à une société de nettoyage coûteuse. "On n’ose plus aller en vacances, du moins pas ensemble", explique Véronique Vandeputte. Selon elle, il y a également des problèmes d’avaloirs bouchés qui empêchent l’eau de s’évacuer à divers endroits.

Du côté de la commune, rien ne semble bouger. "J’ai appelé l’échevin Henri Detandt pour lui demander de faire quelque chose car pour moi le problème vient du champ et il faut trouver une solution. Il m’a répondu d’allumer ma télé et de nous rendre compte qu’il y avait pire que nous ailleurs", déplore de son côté Bernard Haine. Selon le couple, une pétition a été lancée par les riverains qui habitent en face du champ. Elle sera envoyée à la commune dans les jours qui viennent.

Contacté, l'échevin des Travaux publics explique qu’un simple muret n’arrangerait pas les choses car la maison est située dans un endroit inondable. Il ajoute que la commune n’est pas responsable de la propreté des trottoirs, mais bien les habitants. Henri Detandt explique aussi avoir été appelé de multiples fois ce weekend et d’être allé constater par lui-même sur le terrain les dégâts chez certains riverains.

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