Le portique de l’abbaye de Villers-la-ville a encore trinqué

Un camion a encore heurté un des portiques protégeant les arcades rénovées de l’abbaye de Villers. Le maïeur ironise, André Flahaut fulmine…

Vincent Fifi
Le portique de l’abbaye de Villers-la-ville a encore trinqué

Ceux qui n’ont pas vu les pompiers sur place mercredi en tout début de matinée pourraient se demander ce qui est arrivé à la barre de sécurité du nouveau portique placé en amont des arcades de l’abbaye, côté moulin.

À moins, et c’est fort probable, qu’ils s’en doutent… Elle a été enlevée et repose provisoirement dans l’accotement parce que, oui, pour la énième fois, un camion a encore accroché ces structures déjà remplacées à plusieurs reprises en quelques mois suite à des accidents semblables.

Ce mercredi, c’était moins grave que la dernière fois : la partie mobile a été heurtée et a donc dû être retirée, mais la structure fixe, elle, est restée en place.

L’accident s’est produit au niveau du deuxième portique, le plus bas donc, après que le véhicule trop haut est passé sous le premier, qui est censé jouer un rôle dissuasif.

"C'était un camion Coca-Cola. S'il avait transporté de la Jupiler, on aurait peut-être une explication, ironise le bourgmestre villerssois, Emmanuel Burton. Il n'a pris que la barre de sécurité mais des chaînes ont déjà été cassées aussi. Le SPW a placé un double portique et en ce qui concerne la signalisation en amont, c'est fait. Mais il faut quelque chose de plus solide, de beaucoup plus radical. Pour que ce soit le camion qui subisse des dégâts…"

Il y a quelques semaines, André Flahaut avait fait une petite sortie au sujet de ces portiques et apprenant ce nouvel accident, il se disait furieux mercredi après-midi.

En faisant le parallèle avec la décision récente, prise au niveau régional, de faire déplanter le parterre qui reproduisait le logo de l’abbaye, sur la colline surplombant le site cistercien, au motif que son installation n’avait à l’époque pas fait l’objet d’une demande de permis.

"Cela me révolte !, lâche le ministre d'État. On a une administration du patrimoine qui, apparemment, a du temps pour s'énerver sur un parterre qui ne dérangeait personne et de l'autre côté, dans une autre administration régionale, on passe son temps à faire semblant qu'on règle un problème alors que les accidents continuent. C'est insupportable ! Il n'y a pas là-bas quelqu'un d'intelligent qui peut trouver une vraie solution ? Qu'est-ce qu'on attend ? Que les arcades soient à nouveau renversées ? Je ne comprends pas ça, c'est en dehors de toute gestion intelligente."

Vincent Fifi