Geneviève Ryckmans : une vie au service des défavorisés d’ici et du tiers monde

Elle fut très active sur le plan national et international.

Geneviève Ryckmans : une vie au service des défavorisés d’ici et du tiers monde
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La comtesse Geneviève Ryckmans, décédée en début de semaine à l’âge de 92 ans et dont les funérailles se déroulent ce vendredi à l’église Saint-Paul à Waterloo fut une femme très engagée à la fois dans le combat pour l’égalité politique des femmes à tous les niveaux de pouvoir mais aussi sur le terrain sociétal. Elle fut aussi préoccupée par les problèmes du tiers monde avant de s’impliquer dans différentes associations prenant en charge des personnes et des jeunes en difficulté dans le Brabant wallon et à Bruxelles.

Belle-fille de Pierre Ryckmans, l’ancien gouverneur général du Congo belge, Geneviève Corin avait épousé son fils André qui y fut agent de l’administration territoriale. Celui-ci, assassiné lors des tragiques événements de juillet 1960, lui laissa cinq jeunes orphelins qu’elle éleva très courageusement tout en menant de front une fameuse carrière publique.

Licenciée en Sciences politiques et sociales de l’UCL et enseignante, elle revint en Belgique et s’établit à Waterloo où elle fut élue conseillère communale PSC puis membre de la Commission d’assistance publique de Waterloo avant d’exercer la présidence du CPAS. Réélue conseillère communale en 1988, elle fut aussi la première femme élue à la Chambre du Brabant wallon depuis la Libération. Puis on la retrouva comme sénatrice provinciale du Brabant (encore unitaire) avant d’être une des huit premières conseillères régionales wallonnes.

Conseillère au cabinet du vice-Premier ministre, Charles-Ferdinand Nothomb, elle présida de 1983 à 1988, le Centre national de coopération au développement qui avait lancé l’opération 11.11.11. Responsable de l’asbl Femmes et Société, elle fut aussi active au Conseil général de l’apostolat des laïcs catholiques.

Présidente du Fonds André Ryckmans (une ONG active dans la coopération au développement) et de la Maison africaine, elle participa aussi au Conseil francophone des Femmes belges tout en s’impliquant dans plusieurs asbl en matière de personnes ou d’enfants en difficulté dans le Brabant wallon et à Bruxelles.