Des étudiants de l'EPHEC suspendus après avoir tenu des propos racistes

Les propos, tenus dans une conversation privée, ont été rendus publics. L'école a immédiatement réagi.

Des étudiants de l'EPHEC suspendus après avoir tenu des propos racistes
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Dans le cadre d'une présentation liée à un cours de marketing, des étudiants de la haute école EPHEC présents habituellement sur le site de Woluwe-St-Lambert sont allés rendre visite à ceux du site de Louvain-la-Neuve, le 12 mai dernier. Une occasion pour eux de se rencontrer et d'échanger. Si aucun incident spécifique n'a eu lieu au moment des présentations, tout ne s'est tout de même pas passé comme prévu.

Une poignée d'étudiants et étudiantes de Louvain-la-Neuve ont fait des commentaires déplacés dans un groupe de messagerie. Dans la conversation privée, qui circule maintenant sur diverses plateformes, on peut notamment lire des propos racistes dirigés contre des étudiants de Woluwe d'origine africaine et arabe.

"On est au zoo ici", écrit une étudiante. "On voit la différence entre Woluwe et LLN", lui répond un autre. "Ça fait pas cher le safari" ou encore "à chaque fois qu'un groupe de Woluwe avait fini, il y avait un groupe de macaques qui gueulait, c'était l'enfer". Si tous les membres du groupe restreint ne participaient pas à cet échange, plusieurs d'entre eux ont tout de même liké les messages qu'ils recevaient.

Un conseil de discipline prévu

L'EPHEC, qui a été mise au courant de l'histoire, a rapidement réagi. Elle a indiqué mardi sur Twitter "prendre l'affaire très au sérieux". "La direction condamne ces propos intolérables, en contradiction totale avec ses valeurs. Les auteurs (et ceux qui ont liké les échanges) ont été immédiatement suspendus à titre conservatoire. Un conseil de discipline se tiendra très prochainement." Une dizaines d'étudiants sont concernés par la procédure.

Interrogée par "La Libre Etudiant", Emmanuelle Havrenne, Directrice-Présidente de l'EPHEC confirme que les résultats de la procédure disciplinaire seront connus dans les prochains jours. "L'idée n'est pas de faire traîner les choses", dit-elle, tout en précisant vouloir que la procédure se passe dans une ambiance apaisée et en adéquation avec le règlement de l'établissement.

Si la directrice rappelle que ces propos ne représentent pas l'ensemble de l'école, elle appelle également au calme. "L'ampleur que cela prend sur les réseaux sociaux ne nous aide pas", explique-t-elle. Les auteurs des propos ont en effet reçu des menaces en message privé. "Nous sommes informés de cela", précise la directrice. "Nous ne cautionnons ni les propos initiaux, ni les appels à la violence qui ont suivi."