Un boulanger de Tervuren critiqué pour l'usage du français dans son commerce, le prince Laurent réagit: "Si j'habitais en Chine, j'apprendrais le chinois"

Dans la commune de Tervuren, en Flandre, un boulanger a été rappelé à l'ordre pour l'usage du français dans son commerce, relaie Sudinfo. Le prince Laurent a réagi à cette polémique.

Un boulanger de Tervuren critiqué pour l'usage du français dans son commerce, le prince Laurent réagit: "Si j'habitais en Chine, j'apprendrais le chinois"
©BELGA

Didier Dekimpe, boulanger-pâtissier exerçant depuis près de 20 ans dans la commune flamande de Tervuren, s'est vu remettre un courrier officiel du gouverneur de la province du Brabant flamand, Jan Spooren (N-VA).

La raison ? L'usage de la langue française dans son établissement.

Une dénonciation serait à l'origine de la réprimande. Un client, "outré", n'aurait pas apprécié que le personnel s'adresse à lui en français. Le gouverneur juge "dommage" que des entreprises "négligent le néerlandais dans leurs contacts avec la clientèle" dans une commune néerlandophone. Jan Spooren estime que cette négligence pourrait entraîner de la "rancœur" de la part des habitants et compliquer l'intégration.

"Si j'habitais en Chine, j'apprendrais le chinois"

Habitant lui-même à Tervuren, le prince Laurent a réagi auprès de nos confrères: "Si j'habitais en Chine, j'apprendrais le chinois", clame-t-il.

Il reconnaît cependant que "l'obsession flamande sur la langue est injuste" mais, que du côté francophone, "ne pas apprendre la langue la plus parlée en Belgique n’est pas juste non plus", estime-t-il. "Ces histoires m’énervent, en fait. Tout le monde doit faire un effort", conclut-il.