Mort étrange d’un bélier à Lasne

La semaine dernière, un habitant de Lasne a retrouvé son bélier mort, il ne restait plus rien de la bête à part les os.

S.C.
Mort étrange d’un bélier à Lasne
©D.R.

Dans la nuit du mercredi 20 au jeudi 21 juillet, le bélier de Jean-Marc Ferran, un habitant de Lasne a été attaqué. Si le phénomène n'est pas des plus rares, ce cas-ci pose question : "Je n'étais pas en Belgique lorsque c'est arrivé. C'est l'un de mes amis qui gardait la maison et qui m'a appelé en me disant qu'il manquait un mouton. Lorsque ce dernier l'a retrouvé, il n'en restait plus rien à part la tête coincée dans le filet de la clôture. Pas un morceau, ni même un poil aux alentours", raconte le propriétaire.

Un dépeceur d’animaux

Lorsque Jean-Marc Ferran a posté son histoire sur les réseaux sociaux, les réactions ne se sont pas fait attendre. Plus d'une centaine de commentaires ont déferlé sous son poste. "Quand j'ai posté mon message, c'était avant tout pour savoir quel genre d'animal aurait pu nettoyer le bélier de cette manière en si peu de temps, c'est-à-dire en moins de 24 h."

Les commentaires semblent, eux, sortir tout droit d'un roman d'Agatha Christie : "La laine, les muscles, les organes, pour moi quelqu'un est venu dépouiller votre animal", "Impossible que ce soit l'œuvre d'un animal", "Un mutant mi-sanglier mi-loup pourrait être une bonne explication", "Un méfait humain, pas d'autres explications" ou encore : "En une nuit, impossible, sauf si c'est l'œuvre d'un humain !" Sans oublier quelques commentaires racistes en lien avec la fête de l'Aïd qui s'est tenue un peu plus tôt dans le mois.

"La loi de la nature"

Selon une voisine dont l'une des brebis a connu le même sort il y a quelques semaines, il s'agirait simplement de la "loi de la nature". "Il faut arrêter avec ces histoires, nous vivons à proximité d'un bois et de l'autre côté, ce sont des champs à perte de vue. Il y a de quoi attirer les animaux sauvages", raconte Pascale Konings.

"Lorsque j'ai appelé la police locale de Maransart, j'ai pensé aux loups et leur ai proposé de prendre contact avec la DNF (Département de la Nature et des Forêts). Ceux-ci m'ont répondu que cela n'était pas nécessaire et que ça ne ressemblait pas à une attaque de loups. Quoi qu'il en soit, le pauvre bélier a dû être effrayé par quelque chose, ce qui fait qu'il a couru et s'est retrouvé piégé dans la clôture."

Selon Pascale Konings, "c'est simplement le résultat de plusieurs animaux qui s'en sont donné à cœur joie sur une proie coincée. Renards, rapaces et autres animaux ont fait leur travail de maintien de l'équilibre naturel".

Les fortes chaleurs ont, en effet, dû accroître l’odeur du festin et attirer les nombreux animaux sauvages du coin.