Le Contrat de rivière Senne a présenté son plan.

Gérer les cours d’eau en Brabant wallon, ce n’est pas une mince affaire. Pourtant, malgré l’ampleur de la tâche à accomplir, le Contrat de rivière Senne ne baisse pas les bras.

Pour preuve, il vient de présenter son plan d’actions sur trois ans (2017-2019) pour protéger, restaurer et valoriser la qualité des cours d’eau. Et en trois ans, le Contrat de rivière Senne ne va pas chômer puisque ce ne sont pas moins de 456 actions qui sont prévues tant sur la Senne que sur la Sennette, la Samme et le Hain.

La Senne

Du côté de Rebecq, 21 actions seront menées dont une sensibilisation aux zones humides et la réalisation d’une zone d’extension de crue. Du côté de Tubize, aussi traversée par la Senne, ce ne sont pas moins de 28 actions qui seront menées par le Contrat de rivière Senne dont la création d’une zone d’immersion temporaire (ZIT) au champ Ripain et un suivi de la problématique des déchets.

La Sennette

Touchée par de violentes inondations qui ont marqué la Belgique en 2014, Ittre est notamment traversée par la Sennette. Huit actions seront menées par le Contrat de rivière Senne dont la gestion de la Balsamine de l’Himalaya et la création d’une ZIT en amont des Papeteries.

La Samme

Du côté de Nivelles, traversée par la Samme, 26 actions sont au programme dont une sensibilisation à l’utilisation des produits phytopharmaceutiques et le fait de favoriser des revêtements drainants.

Le Hain

Traversée par le Hain, Braine-l’Alleud verra 15 actions concrètes dont la valorisation du bois du Drape et une participation à la Journée de l’eau. Du côté de Waterloo, trois petites actions seront menées dont une visite de la station d’épuration alors qu’à Braine-le-Château, le Contrat de rivière Senne a prévu 47 actions dont une sensibilisation à la pulvérisation des produits.

Avec ces diverses actions, le Contrat de rivière Senne espère enfin pouvoir vivre en harmonie avec les cours d’eau brabançons wallons.

Un projet européen

A côté de ces actions, une autre de grande ampleur va pouvoir commencer. Son nom : Belini. Il s’agit d’un projet Life qui est cofinancé par l’Europe avec pour but d’améliorer la biodiversité.

Ce projet concerne donc la Senne qui passe par les trois régions, ce qui est plutôt rare et exceptionnel. "Notre projet a été retenu par l’Europe et cela fait deux ans que nous travaillons dessus, explique Christian Fayt, le président du Contrat de rivière Senne. Concrètement, grâce à un apport financier conséquent, onze nouvelles ZIT pourront être construites sur la Senne ce qui correspond à plus de 500 000m³ de rétention. Avec ce projet, nous pourrons réaliser en huit ans ce que nous aurions dû réaliser… en 30 ans !"