Deux pétitions, une sur papier et une en ligne, ont été lancées et seront remises à l'urbanisme.

Mardi, nous faisions le point sur l’enquête publique concernant la construction de 51 appartements, répartis en quatre immeubles, et de trois maisons sur un terrain situé rue Ernest Laurent, à Braine-l’Alleud. Peu de réclamations ont jusqu’ici été transmises, comme l’affirmait l’échevin de l’Urbanisme Jean-Marc Wautier. Mais certains riverains s’organisent et entendent bien remettre leurs doléances avant le 10 février, date de clôture de l’enquête.

C’est le cas de Joëlle Bostyn et d’un groupe d’une cinquantaine de riverains qui allient leurs forces. " Pas pour empêcher toute construction, affirme-t-elle , il faut être raisonnable, nous savons qu’il s’agit d’un terrain constructible. Mais nous ne sommes pas d’accord avec une telle hausse de la densité de population, qui va complètement bouleverser la vie du quartier. "

"Il y aurait une augmentation importante de la circulation, et donc des problèmes de sécurité", argumente la riveraine, pointant notamment la proximité de deux écoles et du stade Gaston Reiff. "Par ailleurs, les références pour mesurer la circulation ont été prises un seul jour, une heure le matin et une heure l’après-midi, le jour d’une grève du non-marchand. Nous nous demandons donc si cela est vraiment représentatif de la situation pour déterminer que le projet n’entraînera pas de grosses perturbations."

Les riverains craignent pour leur qualité de vie, notamment à cause des places limitées dans les écoles et crèches du quartier. Ensemble, ils insistent d’ailleurs sur la nécessité d’une vision globale lors de la mise en place de ce type de projets dans la commune.

" L’école Riva Bella, voisine du site du projet, a subi des problèmes d’instabilité , ajoute un autre riverain. Nous n’avons pas eu accès aux résultats des analyses du terrain, mais je ne voudrais pas que cette construction provoque des fissures à nos habitations. "

Enfin, un point de mécontentement concerne le vis-à-vis. " Les bâtiments seront plus hauts que les corniches , explique Joëlle Bostyn. Cela va entraver la luminosité et l’intimité pour les habitations alentou r. "

Deux pétitions, une sur papier et une en ligne, ont été lancées. La seconde, publiée lundi, a déjà récolté plus de 300 signatures en deux jours. "Les deux seront remises officiellement à l’urbanisme et le dossier sera transmis à un avocat" , préviennent les riverains.