En mars dernier, la Ville découvrait avec stupeur que Proximus avait l’intention de déployer une 5G "light" sur le territoire de Louvain-la-Neuve, sans aucune concertation préalable avec les autorités communales ni la population. On se souvient d’ailleurs que la Ville s’est toujours montrée méfiante à propos de l’implantation de nouvelles antennes GSM, notamment au Boulevard de Lauzelle. Elle s’était donc engagée à organiser un débat public sur la question. C’est chose faite avec une séance publique d’information qui s’est déroulée virtuellement ce lundi.

Antonio Galvanin, le responsable public Affairs de Proximus en Wallonie a présenté les arguments en faveur de cette technologie qui servirait aux cours à distance pour les écoles et universités, au télétravail et aux e-shop des magasins. Le directeur d’Agoria Wallonie (Fédération des entreprises de l’industrie technologique), Dominique Demonté, a abondé dans son sens en rappelant que les normes d’exposition sont 50 fois inférieures au seuil à partir duquel les premiers effets néfastes ont été observés. Ce seuil serait encore plus bas en Wallonie, a-t-il ajouté.

De son côté, la Ville, par la voix de son échevin du Numérique Philippe Delvaux, demande de pouvoir disposer de compétences plus larges en matière d’octroi de permis d’urbanisme pour de nouvelles antennes, étant donné qu’elles connaissent bien leur territoire. Pour le moment, le seul décisionnaire est la Région wallonne, tandis que la commune ne peut qu’émettre un avis non-contraignant. Elle demande également qu’un débat public soit organisé par la Région, pour permettre l’information et la consultation de la population sur le déploiement de la 5G, et qu’elle autorise à nouveau les communes à voter une taxe sur les pylônes.