Durant les grandes vacances, les archéologues du SPW s’étaient aperçus que les travaux de terrassement en cours pour dévier le Hain, sur le site du Paradis, avaient mis au jour les traces de deux fosses anthropiques. En clair, ce chantier destiné à préparer le terrain pour accueillir le futur plan d’eau de loisirs a prouvé que, dans le passé, des hommes utilisaient la zone.

A quelle époque ? Avec quelles chances pour les archéologues de faire des découvertes intéressantes ? Pour trouver des réponses à ces questions, le service de l’archéologie de la Région wallonne a effectué une série de sondages, en accord avec la Ville et l’entreprise qui travaillait sur place.

Les résultats sont aujourd’hui connus et ceux qui rêvaient qu’on tombe sur une cité enfouie seront déçus : l’intérêt archéologique de la zone est mineur.

Sous réserve d’une découverte fortuite, toujours possible sur un terrain de plusieurs hectares, les responsables ont déclaré la zone libre de toute contrainte archéologique. Les travaux peuvent donc avancer sans obstacle.

D’après les traces et les tessons mis au jour, les deux fosses détectées par les spécialistes ont été creusées au XIIe ou au XIIIe siècle pour exploiter l’argile, et ont été laissées à l’abandon jusqu’au XVIIIe ou au XIXe siècle, époque à laquelle elles ont été comblées et nivelées. Rien d’exceptionnel n’y a été découvert.

Les archéologues ont trouvé quelques silex taillés du néolithique, mais ils proviennent vraisemblablement de la partie supérieure du terrain où des immeubles ont été construits il y a des années.

Les spécialistes ont également sondé les autres parties du futur plan d’eau, ainsi que l’emplacement prévu pour le nouveau centre aquatique : ils n’ont rien trouvé.