Il y a deux semaines, le groupe PluS avait demandé publiquement au collège communal, via un communiqué, de suspendre le recours aux horodateurs en ville durant la période des fêtes. Après la réouverture des commerces non alimentaires, les socialistes aclots estimaient qu’instaurer une gratuité du parking dans le centre-ville pourrait constituer une certaine forme de soutien aux commerçants locaux.

Disque sous le pare-brise

L’idée était de permettre, dans les rues où il faut normalement alimenter les horodateurs pour se parquer, de simplement placer son disque sous le pare-brise, comme en zone bleue. Durant deux heures, les clients potentiels auraient donc pu faire leurs courses sans payer le parking. L’idée n’était pas vraiment neuve puisque Défi l’avait déjà évoquée en mai, et le groupe CDH avait déjà évoqué cette suggestion au conseil communal. Le bourgmestre Pierre Huart n’avait pas dit non, mais se montrait réticent en invoquant plusieurs arguments, laissant le dernier mot au collège qui devait prendre une position lundi soir. Celle-ci a été communiquée au conseil communal, et la réponse est négative.

Pas une nécessité

Pour le maïeur aclot, la proposition de la minorité pose plusieurs problèmes. Le premier est qu’elle n’assure pas une rotation suffisante des voitures dans les rues du centre-ville, alors que c’est la garantie de toujours trouver des places libres qui contribue à faire marcher le commerce.

Autre souci d’après le collège, les cartes de riverains ont été renouvelées après le premier confinement et les citoyens ont donc payé pour pouvoir se garer dans leur quartier. Rendre le stationnement gratuit ne serait pas équitable.

Enfin, instaurer une modification dans le règlement de stationnement actuel peut se faire mais en respectant toute une procédure, avec un vote en conseil communal. Le collège a estimé que la mesure n’était pas nécessaire.V.F.