Dix-huit oui (de la majorité) et 9 abstentions OLLN 2.0. Voilà le vote qui a sanctionné l’ouverture d’une voirie (en prolongement de l’avenue de la Tannerie) sur laquelle devait se prononcer le conseil communal, dans le cadre de la demande de permis d’urbanisme pour la construction d’un immeuble de 59 appartements en plus de 7 maisons et de 85 parkings souterrains juste à côté de la ferme du Douaire.

Si le point soumis au conseil communal concernait plus la création d’une voirie et d’une promenade piétonne à réaliser par le demandeur, les débats ont plus porté sur le projet.

L’opposition OLLN 2.0 a tout d’abord demandé le report du point, car l’avis de la commission des monuments et site ne figurait pas au dossier. Ce que la majorité a refusé. "Accepter votre report ? Mais quel signal lancerions-nous ? a réagi Jean-Luc Roland. On ne va pas bloquer un dossier si une commission à qui on demande son avis ne répond pas. Et on ne va pas refaire le débat de la CCATM, d’autant que sur le fond vous êtes d’accord."

Juste avant, Jacques Otlet avait en effet rappelé qu’il était favorable au développement d’un projet immobilier à cet endroit : "Ce terrain ne pouvait pas rester comme ça, mais je suis interpellé par la manière dont ce projet a évolué et j’aurais voulu lire et analyser le dossier dans son ensemble avant de voter."

Avant lui, d’autres avaient regretté l’évolution de la forme du projet, avaient pointé le risque de futurs problèmes de mobilité à deux pas du carrefour de Céroux alors qu’un autre projet est en cours de construction presque en face ou encore le nombre d’emplacements de parking jugé trop faible, notamment pour les visiteurs. "Il faut six mois, un an, pour délivrer un permis. J’ai honte ! a répondu l’échevin de l’Urbanisme, Cédric du Monceau. Il y a eu des discussions avec la commission, avec le fonctionnaire-délégué, avec le promoteur et les services. Ce projet est né de l’intelligence collective, pas de l’esprit sain ! Ce n’est pas l’échevin qui décide, je ne suis que le chef de gare qui guide le train pour qu’il soit à l’heure. Quant aux parkings, les services m’assurent qu’il y en a plus que ce que n’impose le règlement."