Brabant Les chiffres sont passés de 492 en 2009 à 328 en 2018 dans la Jeune Province.


34 % des conducteurs wallons entre 18 et 30 ans ont reçu au moins un P.-V. au cours de l’année écoulée. Parmi eux, 7 % en ont même reçu plusieurs ! Dans la majorité des cas (62 %), c’est la vitesse qui pose des problèmes. Viennent ensuite le stationnement (30 %) et l’usage du GSM au volant (9 %). L’alcool n’est pas en reste : un jeune conducteur wallon sur sept (15 %) dit avoir pris le volant sous l’influence de l’alcool au cours du mois écoulé, soit deux fois plus qu’en Flandre et trois fois plus qu’à Bruxelles.

Ces chiffres sont issus d’une nouvelle enquête de l’institut Vias publiée à l’occasion du début des vacances, période pendant laquelle les jeunes sortent beaucoup pour évacuer le stress accumulé lors des examens. Mais, si ce constat est inquiétant, en Brabant wallon on remarque également une évolution plutôt très positive du nombre d’accidents impliquant au moins un conducteur âgé entre 18 et 30 ans.

En effet, si en 2009 ils étaient 492 à avoir été victimes d’un accident au sein de la Jeune Province, ils ne sont plus "que" 328 l’année dernière. Soit une baisse de 33 % et 164 accidents en moins pour les jeunes sur cette petite décennie. Il faut remonter à 2010 pour enregistrer le plus grand nombre d’accidents impliquant au moins un conducteur âgé entre 18 et 30 ans : 508 ! Mais depuis, ce chiffre n’a cessé de baisser au fil des années.

Le Brabant wallon fait d’ailleurs figure de bon élève en Belgique. En tête de ce classement, on retrouve le Limbourg avec une diminution de 39 % de ces accidents impliquant des jeunes conducteurs. Viennent ensuite la Flandre orientale (- 36 %), le Luxembourg (- 35 %), la Flandre occidentale (- 34 %) et donc le Brabant wallon avec ses 33 % en moins.

Au niveau des "mauvais élèves", on retrouve Namur (12 % de moins en dix ans), le Hainaut (- 21 %) et Bruxelles (- 25 %). Quant à la moyenne nationale, elle se situe à hauteur des 31 % en moins, ce qui représente 5 054 accidents de moins impliquant un conducteur âgé entre 18 et 30 ans en Belgique entre 2009 et 2018. Des chiffres encourageants qui démontrent toute l’importance de la prévention mais qui doivent encore repartir à la baisse dans les années qui arrivent. La tâche est encore longue et ardue avant d’arriver à une mobilité 100 % sécurisée pour tous.