Pour la septième année consécutive, l’institut Vias a réalisé une grande enquête sur le sentiment d’insécurité des Belges dans la circulation, leur comportement en matière de déplacements et les risques qu’ils prennent. Et pour la première fois, les personnes ont été sondées à propos de plusieurs mesures en matière de mobilité.

Au cours de cette édition, un échantillon représentatif de 6 055 personnes a été interrogé et les résultats sont particulièrement interpellants pour la Jeune Province, surtout en matière de drogue au volant. En effet, on y apprend que 8 % des Brabançons wallons avouent conduire au moins une fois par mois sous l’influence de drogues.

Un chiffre élevé et inquiétant

Un chiffre inquiétant car très élevé mais qui a aussi de quoi faire frémir lorsque l’on compare ce pourcentage avec ceux qui reconnaissent reprendre le volant après avoir bu un coup de trop. En effet, ils sont "seulement" 6 % à l’avouer. En conclusion : il y a donc plus de conducteurs qui avouent rouler sous influence de drogues… que d’alcool au sein de la Jeune Province. "L’usage de drogues constitue donc une menace plus grande que l’alcool au volant", précise l’institut Vias.

Mais tout n’est pas négatif non plus. Cette grande enquête démontre également que les habitants du Brabant wallon sont sensibles à la problématique du GSM au volant. En effet, 36 % des personnes sondées au sein de la Jeune Province affirment utiliser un kit mains libres lorsqu’ils sont au volant de leur véhicule. C’est d’ailleurs la proportion la plus élevée de Wallonie où la moyenne se situe à hauteur de 29 %. On ajoutera également que 8 % des habitants du Brabant wallon disent téléphoner en conduisant sans kit mains libres au moins une fois par mois.

Cette nouvelle enquête démontre une fois de plus que la sécurité routière est l’affaire de tous. Avant de penser à soi, il faut avant tout penser aux autres et aux conséquences que nos agissements pourraient avoir car quand on est au volant, la moindre distraction peut coûter cher, voire très cher !