Brabant Des peines de 30 mois et 6 mois de prison ferme confirmées.

David L., il y a quelques années, vivait en Brabant wallon avant d’aller s’établir en France. Il est resté plusieurs années là-bas, vivant chez une dame et gagnant sa vie en faisant des petits boulots non déclarés. Et pour cause : il savait que s’il venait à donner son nom aux autorités, il serait directement renvoyé en Belgique, où il se savait recherché après des condamnations prononcées par défaut en 2014.

Mais il a changé et il a eu des enfants auxquels il veut à présent donner son nom. Il voudrait aussi s’installer en tant qu’antiquaire. Le quadragénaire est donc revenu en Belgique pour consulter un avocat et s’informer sur ce qu’il risquait. Il a été rapidement fixé : le lendemain, alors qu’il faisait route vers la France, il a été contrôlé par la police. Et arrêté.

Il est donc venu sur le banc des prévenus du tribunal correctionnel pour faire opposition à des peines de six et trente mois de prison ferme. Les six mois font suite à un contrôle routier datant de 2013. On avait alors trouvé dans son véhicule des amphétamines et de la cocaïne, qui lui appartenaient.

La peine de 30 mois, elle, se rapporte à des faits plus graves. Dans la nuit du 3 au 4 juin 2013 à Braine-l’Alleud, il a voulu échapper à un contrôle de police parce que son véhicule n’était pas en ordre.

Dans la course-poursuite qui s’en est suivie, il avait tenté d’envoyer la voiture de patrouille dans le décor et lorsqu’il s’est retrouvé coincé dans une impasse, il a tenté de passer en force.

Un policier a ouvert le feu. "J’étais complètement défoncé. Mais il faut signaler que la police a tiré et j’ai reçu une balle dans la jambe", a-t-il précisé à l’audience.

"Un policier a tiré pour sauver sa peau !, a répliqué le ministère public. Cinq ans après les faits, le prévenu n’est toujours pas conscient de leur gravité. Il a été condamné à plusieurs reprises, il a voulu échapper aux décisions de justice et il voudrait une mesure de faveur…"

Le jugement est tombé mardi : les deux peines infligées par défaut sont confirmées.