Walibi

Une réunion d’un quart d’heure

Depuis mercredi dernier, les ouvriers chargés de la maintenance du parc d’attractions Walibi sont partis en grève. Et réclament, entre autres, une revalorisation des salaires - via le respect d’une grille salariale qui, selon eux, devait entrer en application en août dernier - et l’amélioration de leurs conditions de travail. Une réunion, d’abord programmée lundi, s’est tenue avec la direction hier matin pendant un quart d’heure à peine.

"On ne pensait même pas qu’on allait nous écouter pendant 15 minutes, explique Quentin Mazy, délégué CSC. La direction refuse de discuter. Aucune de nos revendications n’a été accordée. Et la direction se retranche derrière des prétextes fallacieux pour ne pas accéder à nos requêtes. C’est le blocage complet."

Du côté des responsables du parc d’attractions, on préfère tempérer. "La direction a écouté les revendications du personnel, confie la porte-parole Caroline Crucifix. Elle est ouverte aux discussions pour trouver le plus rapidement une solution qui convienne à tous."

Hier après-midi, les grévistes semblaient vouloir poursuivre leurs actions. "On va continuer tel quel, affirmait Quentin Mazy. Et si la direction ne veut pas nous écouter, on envisagera d’effectuer des actions plus importantes. On va attendre quelques jours et si la direction ne réagit pas, on passera à la vitesse supérieure, dès la semaine prochaine." Jusqu’ici, les firmes extérieures à Walibi étaient interdites d’accès au parc. Les travaux d’Aqualibi étaient donc à l’arrêt. La direction a demandé que les ouvriers reprennent le travail. Mais hier après-midi, il n’était pas évident qu’ils acceptent.