La plateforme citoyenne Éoliennes Rebecq n’adhère pas à la mouture qui a été présentée vendredi dernier.

Vendredi, Engie présentait son plan définitif concernant l’installation d’éoliennes à hauteur du chemin Gallet à Rebecq. Si l’avant-projet faisait état de trois éoliennes de 180 m de haut, finalement, il a été revu à la baisse avec deux éoliennes (soit une de moins) d’une hauteur de 150 m (30 m plus bas).

Suffisant pour rassurer les riverains ? Eh bien, pas vraiment. "Nous ne sommes pas du tout satisfaits et ce projet n’est pas plus acceptable que le premier", commente Caroline De Vos, de la plateforme citoyenne Éoliennes Rebecq. Plusieurs raisons à cela. "Le projet ne répond pas aux critères de la Région wallonne, qui privilégie des grands parcs éoliens de cinq éoliennes près d’une zone industrielle. Ensuite, on passe de trois à deux éoliennes, donc on aura les mêmes nuisances… pour une production réduite !"

Et ce ne sont pas les deux ateliers qui sont prévus ce mardi et ce jeudi pour informer les Rebecquois qui vont rassurer les riverains. "Les seules informations que nous avons eues, c’est ce qu’on a lu dans la presse, alors que nous avons envoyé de nombreux courriers et même notre lettre ouverte est restée sans réponse, déplore Caroline. J’ai appelé la bourgmestre pour savoir si les politiciens avaient été invités à cette présentation mais ce n’était pas le cas. Donc on se retrouve avec un promoteur qui n’associe ni les riverains ni le monde politique local."

Faut-il dès lors s’attendre à des actions lors de ces ateliers ? "Nous allons nous y rendre en tant que plateforme citoyenne avec une posture claire et des questions bien précises. J’espère qu’on aura droit à des réponses tout aussi claires." Car, au sein de la population, la tension monte. "Du côté de la plateforme, nous avons fait passer le message qu’il ne sert à rien de s’énerver. Par contre, il y a d’autres personnes qui commencent à en avoir marre. De notre côté, nous allons également être prudents pour ne pas rentrer dans le jeu du promoteur et lui fournir des renseignements précieux pour compléter leur étude d’incidences", conclut Caroline De Vos.