Brabant Pour combler son budget, la Ville va augmenter la taxe de séjour.

Étudiants, à vos portefeuilles ! Lors du dernier conseil communal, la Ville a en effet décidé d’augmenter sa taxe de séjour pour combler et boucler son budget. La décision est également symbolique : les élus veulent ainsi démontrer que les étudiants doivent participer au budget communal vu les nombreux services rendus. Explications.

  • Comment en est-on arrivé là ?

Début novembre, la Ville a présenté un budget clair, précis et à l’équilibre. Sauf qu’au cours de la rédaction du budget, la Cour des comptes a indiqué que l’indice pivot était dépassé. Par ricochet, les salaires de la fonction publique devront augmenter en 2019. Montant à trouver : entre 200 000 et 250 000 euros. "Nous nous sommes retrouvés face à une situation où nous ne pouvions pas trouver des marges du côté des dépenses , a indiqué l’échevin des Finances David da Câmara (Écolo) . Il fallait trouver une mesure unique, limitée et cohérente."

  • Pourquoi la taxe de séjour ?

Ville universitaire, Ottignies-LLN compte une population résidente non domiciliée estimée entre 9 000 et 12 000 résidents. "C’est près d’un quart de la population, a poursuivi l’échevin. Cette population ne contribue pas à l’impôt des personnes physiques, ni au précompte immobilier ni aux taxes locales comme la taxe immondices. De l’autre côté, le dynamisme de Louvain-la-Neuve entraîne de nombreuses dépenses comme la sécurité, la propreté et les déchets." L’échevin estime aussi que le Fonds des communes, le Fonds de l’action sociale et la dotation fédérale pour la police ne compensent pas ces surcoûts. Aussi, l’université est fortement immunisée au précompte immobilier. Bref, augmenter cette taxe permettrait de faire participer les étudiants pour ces frais.

  • Les libéraux opposés

En augmentant la taxe de 160 à 200 euros, l’opposition a estimé "qu’on ne peut pas parler de rééquilibrage ou d’une injustice. Vous demandez tout simplement aux étudiants de boucher le trou budgétaire de la ville", a lancé Nicolas Van der Maren. Le bourgmestre a répondu qu’ils "étaient loin de payer autant que les habitants"