Les remarques des contrôleurs concernent surtout des non-conformités mineures.

Placer les barrières, monter les tentes, diriger les camionnettes de marchandises : les ouvriers ont fort à faire à l’arrière du parc de Bruxelles. Dans quelques heures, le Brussels Summer Festival ouvrira officiellement ses portes, accueillant des milliers de festivaliers. Répartis sur tout le site du festival, une trentaine de food trucks s’apprêtent eux aussi à recevoir leurs premiers clients.

C’est un autre type de visiteur qui les aborde cependant ce mercredi après-midi : "Afsca, on vient contrôler vos installations", annoncent les six contrôleurs en montrant leur badge aux opérateurs. En équipe de deux, ils entrent dans les camions pour inspecter les lieux. "Le camion réfrigéré arrive avec les portes ouvertes, remarque d’emblée Maxime en sortant son thermomètre. Je peux prendre la température des aliments que vous transportez ?"

Il ressort du camion quelques minutes plus tard : les aliments sont conservés dans des frigos, ils sont donc à bonne température. Un bon point pour la cuisine VIP du festival. Pendant que les commis placent les denrées dans la chambre froide, Maxime interroge le cuisinier sur sa mise en place : où va-t-il stocker ses aliments ? dans quel état se trouve son matériel ?

Non-conformités mineures

Premier manquement pour l’équipe : elle ne dispose d’aucune installation pour se laver les mains. "C’est l’un des problèmes les plus constatés. Pourtant, c’est indispensable : les opérateurs doivent avoir accès à de l’eau courante, du savon et de quoi s’essuyer les mains."

Pendant qu’un commis se dépêche d’aller chercher un tuyau d’arrosage et un lavabo, Maxime remplit son rapport. "Nos conclusions sont favorables avec quelques remarques pour non-conformités mineures. On repassera tantôt pour vérifier que tout est en ordre."

La première zone contrôlée, les agents de l’Afsca se dirigent vers la place des Palais. "Ce vendeur de burgers n’a plus d’autorisation Afsca depuis juin : on va y faire un tour ?" Déjà contrôlés lors d’un précédent festival, les responsables du camion ne tremblent pas à l’arrivée des contrôleurs. "Nous avons changé de société, l’autorisation de l’Afsca est accrochée juste ici." Informations sur les allergènes affichés, aliments à bonne température et bonne hygiène des cuisiniers : le contrôle ne dure pas plus d’un quart d’heure, montre en main.

Nourriture jetée

Le marchand ambulant d’à côté en revanche n’est pas aussi bien préparé. Son autorisation Afsca est bien affichée sur le comptoir mais dans le frigo, le poulet n’est pas à bonne température. Idem dans le réfrigérateur dont la porte s’est cassée durant le trajet. À l’intérieur, la température tourne autour de zéro degré. "Les aliments sont en phase de décongélation, on va devoir les jeter", décide Maxime avant de sceller le réfrigérateur et de se diriger vers le food truck suivant.

Au total, vingt opérateurs ont été contrôlés par Maxime et ses collègues. Bilan de la journée : deux P.-V. avec destruction de denrées alimentaires et six avertissements pour des manquements mineurs généralement résolus dans la journée. "Normalement, tout est en ordre pour que les festivaliers puissent profiter du BSF sans souci alimentaire."