Un jeune habitant de Tubize pensait pouvoir échapper à la police sur sa moto de cross.

Le 5 mai dernier, en pleine période de confinement, la police de Tubize a aperçu deux jeunes gens chevauchant une moto de cross, portant des cagoules noires et des lunettes de soleil. Ils ont tenté de les contrôler mais le pilote a mis les gaz et est parvenu à semer ses poursuivants. Une deuxième patrouille a cependant repéré la moto et c’est au terme d’une nouvelle course-poursuite sur quatre kilomètres que les deux motards ont été interceptés.

Ils avaient franchi un sens interdit, zigzagué entre les voitures arrivant dans le sens opposé, monté sur le trottoir en mettant en danger des piétons et franchi un rond-point à contresens avant d’écraser leur engin sur un deuxième rond-point. Ils ont ensuite quitté les lieux à pied mais un maître-chien a retrouvé leur trace : ils étaient entrés dans la maison d’un de leurs amis, en dépit des règles fixées pour éviter la propagation du coronavirus.

Un était mineur d’âge - à un jour près ! - et l’autre, Ahmed S., est venu s’expliquer devant le tribunal sur cette folle chevauchée. Son avocate a évoqué une panique, un comportement irréfléchi de la part d’un jeune adulte peu mature.

Le tribunal vient de trancher : le prévenu écope d’une peine de travail de 120 heures (ou 12 mois de prison en cas d’inexécution) pour le volet "routier" du dossier, et de 50 heures de travail en plus pour avoir méconnu les règles de confinement. La moto de cross du prévenu est confisquée par la justice.