La problématique des déchets clandestins n’épargne aucune commune et plusieurs communes du Brabant wallon vont d'ailleurs bénéficier d'un subside régional pour l'achat de caméras à cet effet. Ces faits, qui ont malheureusement tendance à se multiplier, donnent une (très) mauvaise image au niveau de l’environnement et peuvent coûter cher aux inciviques s’ils sont retrouvés. Et à ce sujet, les autorités communales de Jodoigne ont décidé de durcir le ton. Pour rappel, en 2020, la Ville décidait de mettre en application une redevance communale à l’encontre des personnes qui ne respectaient pas les règlements et la propreté publique.

Mais visiblement, le message a du mal à passer auprès de certaines personnes. Malgré les campagnes de sensibilisation et d’information menées par les services communaux depuis plusieurs années maintenant, les comportements inciviques perdurent. Résultat : les autorités communales n’ont d’autre choix que de passer à la répression. Ainsi, 54 redevances ont été dressées en 2020 pour un montant total de 6 385 euros.

Un montant qui ne semble pas refroidir certains réfractaires puisque rien que durant la première quinzaine de ce mois de janvier, ce sont pas moins de 9 personnes qui ont été réprimandées. "La propreté publique est un bien commun que chacun d’entre nous a le devoir de respecter. Les montants peuvent aller jusqu’à 400 euros voire davantage si le délit est grave", précisent les autorités communales.

Actuellement, trois personnes s’occupent des infractions environnementales : les deux gardiens de la paix facilement reconnaissables avec leur veste mauve, et l’agent constatateur François Riguelle. Pour rappel, le rôle du gardien de la paix est de gérer le règlement général de police ainsi que les problèmes qui concernent la voie publique et ils relayent l’information à la zone de police. Ils peuvent sanctionner les dépôts clandestins en appliquant la redevance communale prévue à cet effet. "Et les contrôles vont s’intensifier dans les rues du centre-ville en ce début d’année", prévient la Ville qui n’a pas envie de voir Jodoigne devenir un dépotoir à ciel ouvert.