Brabant L’école devrait s’installer à l’arrière de l’Athénée Maurice Carême d’ici six ans.

Installé dans un bâtiment vieillissant et guère esthétique le long du quai aux Huîtres, en plein cœur de Wavre, l’Institut provincial d’enseignement spécialisé (Ipes) forme chaque année des dizaines d’étudiants en hôtellerie, restauration, secrétariat ou administration. Près de quatre cents élèves y sont pour l’instant scolarisés.

Mais cela pourrait bientôt ne plus être le cas. Du moins dans les bâtiments actuels. Hier, la Province a signé un acte d’achat avec la Société publique d’administration des bâtiments scolaires (Spabs) en vue de l’acquisition d’un terrain de 2,62 hectares situé à l’arrière de l’athénée Maurice Carême, entre le chemin de Borgendael et l’avenue Henri Lepage. "Les bâtiments actuels datent des années 1970 et n’ont pas été construits pour répondre aux normes de performance énergétiques modernes", précise le président du collège provincial, Mathieu Michel (MR). "Une rénovation aurait été trop coûteuse : près de 4,5 millions d’euros tout en gardant le même volume. C’est pourquoi nous avons opté pour la construction d’une nouvelle école."

L’objectif sera de déménager l’Ipes vers le nouveau site à relativement court terme. "Nous espérons avoir une solution opérationnelle ( NdlR : comprenez une école fonctionnelle) d’ici la fin de la législature. Mais il va falloir cravacher."

Un coût global de près de 7 millions d’euros

Le terrain étant désormais acquis pour la somme de 900 000 euros, les responsables du projet vont pouvoir plancher sur la construction de la nouvelle école, sur la moitié du terrain, l’autre pouvant servir plus tard à une extension ou à d’autres finalités à définir dans les prochaines années. La nouvelle école devrait permettre d’accueillir 800 élèves, soit le double d’actuellement.

Coût global : près de 7 millions d’euros. "Il y aura des synergies avec l’Athénée Maurice Carême, notamment pour l’usage du futur hall des sports ou les repas scolaires. De même, on pourrait envisager d’ouvrir de nouvelles filières qui répondraient aux défis actuels en Brabant wallon, comme le vieillissement, puisqu’on est à proximité d’une maison de repos."

Quant au bâtiment actuel, il devrait être détruit après le départ des élèves. Et le terrain devrait servir à d’autres projets provinciaux. "Le site est situé en plein centre-ville, près des transports en commun. Ça a un sens de le conserver dans notre patrimoine immobilier."