Au conseil de police de la zone Nivelles-Genappe, mardi soir, Valentine Courtain a interrogé le chef de zone à-propos de l’utilisation de caméras pour lutter contre les dépôts clandestins. Laurie Semaille, de son côté, a demandé si la zone avait des chiffres concernant ce phénomène, qu’on a dit en forte hausse lors du premier confinement, lorsque les parcs à conteneurs ont fermé leurs portes.

Le nombre de PV, effectivement, est en hausse: 26 ont été rédigés suite à l’abandon de déchets en 2020, alors que les chiffres tournent autour d’une quinzaine depuis plusieurs années. Mais la police n’est pas toujours avertie, comme l’ont confirmé les bourgmestres Pierre Huart et Gérard Couronné. Il arrive souvent que les services communaux, alerté par des riverains ou des promeneurs, interviennent sans qu’une plainte soit déposée.

Quant à l’utilisation des caméras, le chef de zone ne l’écarte pas, mais souligne que c’est plus complexe qu’en pleine ville. Notamment parce que cela risque d’entrainer un déplacement du phénomène, sans vraiment le freiner.

Par contre, le commissaire divisionnaire Pascal Neyman estime que l’environnement doit être une des priorités de l’action policière dans la zone, et vient de relancer la constitution d’un pool spécifique. Un agent va se spécialiser dans ces législations souvent complexes, où interviennent plusieurs niveaux de pouvoir, pour superviser plus efficacement le travail des agents de quartier dans ce domaine.