Depuis le mois d’octobre, la commune de Mont-Saint-Guibert teste une caméra mobile, qu’elle a reçue en prêt, et la place aux endroits sensibles de la commune, où les dépôts sauvages sont réguliers. La caméra, qui s’accroche facilement et filme en infrarouge, peut tourner 24h/24. Et le système a déjà fait ses preuves : la police est parvenue à identifier et à remonter jusqu’à l’auteur de plusieurs dépôts clandestins.

Avec ces résultats prometteurs, la commune se réjouit de bientôt pouvoir compter sur deux caméras mobiles afin de lutter encore plus efficacement contre ces agissements grâce à l'appel à projets du gouvernement wallon. “Ce mécanisme a deux objectifs : sanctionner les contrevenants et dissuader les comportements inciviques, explique Julien Breuer, le bourgmestre. On espère qu’avec le bouche-à-oreille et la médiatisation autour de ces caméras, les auteurs de tels faits sauront qu’ils risquent gros à Mont-Saint-Guibert.

D’autant que le ramassage et la prise en charge de ces dépôts clandestins, parfois toxiques lorsqu’il s’agit d’amiante par exemple, représentent un coût non négligeable pour la commune : on parle d’une facture entre 7.000 et 10.000 euros par an.

Notons enfin que le collège communal envisage d'installer des barrières voire des plots en béton aux entrées de chemins de remembrement afin d'empêcher l'accès aux automobilistes qui souhaiteraient y jeter leurs déchets, à l'abri des regards.