La commune de Court-Saint-Étienne fait partie des sites envisagés par l’Ondraf.

Verra-t-on bientôt l’arrivée de déchets radioactifs en Brabant wallon ? C’est en tout cas la crainte du groupe Écolo de Court-Saint-Étienne. Et pour cause : la commune fait partie des sites d’enfouissement envisagés par l’Organisme national des déchets radioactifs (Ondraf) pour le stockage de milliers de m3 de déchets. "Visiblement, le sol schisteux que l’on retrouve à Court-Saint-Étienne correspond à une série de critères qu’ils recherchent", explique Xavier Marichal, conseiller communal stéphanois.

Et s’il ne souhaite pas créer un effet Nimby, Xavier Marichal aimerait que cette problématique soit débattue de manière plus officielle. "Nous voulons attirer l’attention de la population. Nous pensons que cela mériterait un débat plus large qu’une simple enquête invisible en plein confinement. Il faut qu’un maximum de gens soient au courant de cette probabilité."

Car si rien n’est acté, l’arrivée de milliers de m3 de déchets radioactifs pourrait en inquiéter plus d’un. "L’impact d’un stockage nucléaire, c’est qu’en cas de fuite, on retrouve de la radioactivité, continue Xavier Marichal. Une petite fuite pourrait contaminer les nappes phréatiques et donc l’eau que les habitants boivent et utilisent au quotidien. Si la fissure devait s’avérer plus importante, la radioactivité pourrait remonter à l’air libre. Ce sont des considérations importantes qu’il faut prendre en compte d’autant plus qu’on se trouve dans une région où il y a une activité sismique régulière."