La situation sanitaire continue à se dégrader au sein du home Nos Tayons, géré par le CPAS de Nivelles. La situation est suivie de près par le bourgmestre Pierre Huart et par le Gouverneur Gilles Mahieu, en collaboration avec la direction et le médecin coordinateur de l’institution.

On s’en souvient, à la mi-mai, un cas positif avait été détecté de manière accidentelle chez un résident, qui avait dû être hospitalisé pour une autre cause. Un testing général avait été organisé dans la foulée, et il avait révélé qu’en réalité, 24 pensionnaires ainsi que six travailleurs étaient touchés. Sans cas grave, fort heureusement, puisque 98% des personnes âgées avaient été vaccinées dès le mois de janvier.

Un nouveau testing, centré sur les personnes négatives lors des premières vérifications, a été opéré jeudi. Les résultats sont tombés ce week-end et c’est la douche froide. En prenant en compte les premiers cas détectés et les nouveaux désormais confirmés, on arrive à un total de 55 résidents (sur 121) qui sont déclarés positifs, ainsi que 16 travailleurs (sur 107).

« La situation est préoccupante mais sous contrôle », affirmait le bourgmestre Pierre Huart dimanche. En effet, la vaccination est manifestement efficace et lorsque les experts affirment que celle-ci permet non pas d’éviter d’être touché mais de ne pas déclarer de formes graves du virus, les Tayons font figure d’exemple parfait.

En effet, à ce stade - et tout le monde croise les doigts -, la très grande majorité des aînés et du personnel se portent bien. Quelques-uns seulement ressentent certaines symptômes mais ceux-ci restent léger.

Etonnant encore: d’après les données qui restent cependant à affiner, le tout premier patient détectés positifs et les résidents sont touchés par le variant indien alors que les travailleurs seraient plutôt concernés par le variant britannique. Il y a donc deux sources de contamination différentes.

Comme après les premiers tests, l’organisation interne vise à limiter strictement les risques: pas d’activités communes, repas pris en chambre, et suspension des visites des familles. Ce qui, vu les précautions strictes qui doivent être prises, commence à sérieusement peser sur le travail. La présidente du CPAS, Colette Delmotte, convient que le personnel est épuisé. Par précaution, il est envisagé de faire appel à des renforts via l’interim en cas de besoin.

Un nouveau testing est programmé pour le jeudi 3 juin, afin de faire le point sur l’évolution de la situation.