La situation des pompiers ne cesse de se dégrader de jour en jour.

Après le mouvement de grogne des pompiers de Wavre et celui, un peu plus lointain, des hommes du feu de Tubize, voilà à présent que ce sont ceux de la caserne de Braine-l’Alleud qui entrent en action. De manière très calme et paisible, ils ont affiché une banderole avec un message fort : "Manque de personne. Population en danger !"

En effet, ce dimanche, ils n’étaient que sept pompiers présents à la caserne pour s’occuper de… 100 000 habitants ! On a vite compris le problème et les risques que cela peut engendrer, tant pour la population que pour les hommes du feu qui doivent travailler dans des conditions compliquées au quotidien. "Malheureusement, ce n’est pas un fait isolé. Cette situation arrive très souvent", déplore-t-on au sein de la caserne.

Et visiblement, il n’existe pas 36 solutions pour améliorer la situation : il faut procéder à des engagements. Et même si ceux-ci sont en cours, ils prennent encore trop de temps à se concrétiser. "En plus d’être un problème pour venir en aide à la population, cette situation est également problématique pour les pompiers et leur avenir." En effet, leur nombre étant trop réduit, certains sont réquisitionnés à la caserne avec obligation d’y rester… au lieu de participer à des formations obligatoires ! "On se retrouve dans un cercle vicieux et certains se retrouvent en porte-à-faux avec la loi qui oblige de suivre ces formations."

Mais pas question non plus de tirer à boulets rouges sur la zone de secours, même si sans conteste, la situation était bien meilleure avant ce changement de fonctionnement. "Ce genre de situation n’arrivait que très rarement par le passé, continue-t-on du côté de la caserne brainoise. Maintenant, je ne pense pas qu’il faut remettre tous les problèmes sur le dos de la zone qui tente de procéder à des recrutements. Si le politique décide de ne pas le faire, l’état-major ne sait rien faire non plus."

En attendant, la situation reste problématique et si pour le moment, les pompiers brainois ont manifesté leur mécontentement de manière très pacifique en affichant cette banderole sur la caserne, nul doute que si rien ne change, à l’instar de leurs collègues de Wavre, le mouvement de grogne pourrait s’amplifier.