Brabant Écolo veut des mesures du taux de radon, gaz radioactif cancérigène, dans l’école.

La locale Écolo de Court-Saint-Étienne commence à perdre patience. À plusieurs reprises, celle-ci a demandé aux autorités communales des mesures du taux de radon dans l’école communale de Suzeril sans jamais en obtenir. C’est que ce gaz radioactif qui émane naturellement du sol peut s’avérer cancérigène en cas de forte concentration ou d’exposition prolongée. Et d’après l’agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN), Court-Saint-Étienne et ses environs sont particulièrement touchés par le phénomène.

Alors que la majorité s’était engagée à mener le test durant l’hiver, période pendant laquelle il est conseillé de faire les tests de détection, la conseillère Écolo Nadia Salpetier l’a questionnée lors du conseil communal d’avril sur les résultats de ces mesures. Mais la réponse ne l’a pas tout à fait satisfaite.

Le bourgmestre Michael Goblet d’Alviella lui a en effet répondu que la commune "était effectivement une zone à risque. Mais ce n’est pas l’ensemble de Court-Saint-Étienne qui est concerné. Il y a des zones spécifiques dont ne fait pas partie l’école de Suzeril ". Or Écolo affirme le contraire, carte de l’AFCN à l’appui.

Et le maïeur stéphanois de poursuivre : "La commune a toujours mis à disposition des appareils de mesure. Le radon est un gaz qui peut s’avérer dangereux s’il y a un manque d’aération, ce qui est donc le cas pour les pièces en sous-sol. Or il n’y en a pas à l’école de Suzeril."

Le collège communal a demandé de (re) poser la question en octobre, au moment où il peut soumettre sa candidature à la campagne provinciale de mesure de radon. Écolo n’a pas été satisfait par la réponse. "Alors quoi ? On joue à "tant que je n’ai pas la preuve qu’il y a un problème, c’est qu’il n’y a pas de problème" ? Les mandataires Écolo ont pour leur part une autre conception de l’exercice de leurs responsabilités."