Le gestionnaire du réseau de transport d’électricité a décidé d’arrêter les procédures de recours actuellement pendantes au Conseil d’État.

Les (hautes) tensions autour du renouvellement de la ligne Gouy-Oisquercq vont pouvoir s’apaiser : le projet d’Elia de remplacer les 64 pylônes sur une distance de 23 km dans 5 communes (Courcelles, Seneffe, Nivelles, Tubize, Ittre) ne verra pas le jour. Le gestionnaire du réseau de transport d’électricité a décidé d’arrêter les procédures de recours actuellement pendantes au Conseil d’État.

"Après analyse de l’ensemble des restructurations futures du réseau maillé 150 kV et de l’évolution des besoins, des alternatives à la ligne aérienne Gouy-Oisquercq ont été mis en évidence, indique le gestionnaire dans un communiqué. Dès lors, Elia a décidé de poursuivre l’étude des alternatives possibles grâce à la restructuration et d’arrêter les procédures pendantes au Conseil d’état concernant la liaison. À terme, une fois les restructurations réalisées et mises en service et sous réserve de l’obtention de l’ensemble des autorisations légales, cette décision permettra également de démonter la ligne."

Un soulagement pour l’ensemble des communes traversées qui, on s’en souvient, avait conjointement introduit un recours contre le renouvellement de cette ligne qui arrivait en fin de vie. Pour rappel, le Service public de Wallonie avait délivré le permis d’urbanisme, pour une reconstruction d’une ligne aérienne 150 kV, en décembre 2017. Néanmoins, les cinq communes avaient introduit un recours contre le permis. Le Ministre wallon de l’Aménagement du territoire de l’époque avait annulé le permis rendu par le fonctionnaire délégué.

En juin 2018, Elia avait décidé d’introduire un recours auprès du Conseil d’Etat, portant aussi bien sur la forme que sur le fond. "D’une part, il semblait que la décision n’ait pas été rendue dans les délais prévus. D’autre part, l’utilisation de certains éléments et principes énoncés dans l’argumentation de la décision du Ministre méritaient d’être débattus", justifie Elia. En décembre 2018, le Conseil d’Etat a décidé de ne pas donner suite au recours en suspention contre la décision prise par le Ministre Di Antonio. La procédure restait par contre toujours en cours puisque la décision ne concernait pas le recours en annulation.